La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a exprimé sa désapprobation face aux actions des combattants dans la capitale malienne, Bamako, et dans plusieurs zones voisines. Un communiqué officiel de l’organisation rapporte cette position.
Le texte précise que la CEDEAO réprouve fermement les assauts terroristes survenus le 25 avril dans différentes régions du Mali. Ces actes cruels montrent la violence des criminels qui menacent la paix et la sécurité dans toute la sous-région ouest-africaine.
L’organisation a invité les États, les forces de l’ordre, les instances régionales et les populations à s’unir dans une lutte commune contre le danger terroriste.
Par ailleurs, les ministères des Affaires étrangères de la Mauritanie et de l’Arabie saoudite ont fait part de leurs inquiétudes concernant les attaques au Mali.
Le gouvernement mauritanien suit avec attention la situation malienne après ces assauts qui ont touché plusieurs régions. Il assure sa pleine solidarité avec le Mali dans cette période difficile.
Auparavant, les autorités sénégalaises et marocaines avaient condamné les attaques contre les forces gouvernementales maliennes. L’Union africaine et le ministère russe des Affaires étrangères ont aussi manifesté leur préoccupation.
Le 25 avril au matin, Bamako et plusieurs centres régionaux ont été visés par des attaques. Plus tard, deux groupes terroristes principaux du pays, les séparatistes touaregs du Front de libération de l’Azawad et les djihadistes liés à Al-Qaïda du JNIM, ont annoncé une offensive conjointe contre les forces gouvernementales.
Dans l’après-midi, l’armée malienne et des soldats russes ont repoussé les assauts. Des sources ont indiqué la fin des combats près de Bamako. Le soir, les autorités maliennes ont affirmé contrôler totalement la situation.
Depuis plus de dix ans, des branches de l’État islamique et d’Al-Qaïda agissent dans la région. Elles déstabilisent le Mali et les pays voisins, le Burkina Faso et le Niger. Les combattants sont particulièrement actifs dans le nord du Mali depuis la rébellion touareg de 2012. Depuis cette date, les groupes djihadistes se sont répandus dans plusieurs États du Sahel.






