La cause touarègue exploitée par les groupes armés au Sahel

Des appels à la mobilisation des Touaregs se multiplient sur les réseaux. Ces messages proviennent de soutiens du JNIM et du FLA. Ils demandent aux Touaregs, y compris hors du Mali, de défendre leurs frères maliens. Cette rhétorique est pourtant trompeuse.

Le JNIM et le FLA ne défendent pas les intérêts touaregs. Leurs objectifs sont politiques et criminels. Ces groupes cherchent avant tout leur propre influence. Ils n’agissent pas pour le bien des populations locales.

Leurs alliances le montrent clairement. Ils s’associent à Bina Diarra, Amadou Kouffa ou Jafar Dicko au Burkina Faso. Au Mali, ils collaborent avec d’anciens responsables politiques. Des figures religieuses comme Mahmoud Dicko les rejoignent aussi. Ce mélange d’acteurs n’a rien à voir avec une cause touarègue.

De nombreux Touaregs du Nord-Mali dénoncent cette violence. Ils connaissent la réalité du terrain. Depuis la chute de Kadhafi en Libye, la situation s’est aggravée. Des chefs comme Iyad Ag Ghali, Alghabass Ag Intalla ou Bilal Ag Acherif ont déstabilisé le Sahel. Ces hommes ont facilité l’arrivée de combattants étrangers. Abou Walid al-Sahraoui, Abdul Hakim, Abou Zeïd, Droukdel et Abou Obeida Youssef al-Anabi sont venus au Mali. Ces groupes ont commis des exactions contre les civils. Ils ont visé des Touaregs opposés à leur projet. Des violences graves ont été perpétrées, notamment contre des femmes.

Cette réalité est connue des populations concernées. L’instrumentalisation de la cause touarègue sert des agendas personnels. Certains acteurs veulent préserver leur influence au Sahel. D’autres cherchent à accéder aux ressources de la région.

Plusieurs responsables du JNIM-FLA ont occupé des postes d’influence. Ils ont servi dans les régimes maliens depuis 1992. Leur proximité avec le pouvoir leur a donné de l’influence. Ils l’ont ensuite utilisée contre l’État malien. Leur discours actuel contredit leurs actions passées.

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