La BOAD évalue ses projets financés au Togo

La Banque Ouest-Africaine de Développement a ouvert une mission à Lomé. Cette revue de portefeuille dure quatre jours. Elle a commencé mardi 7 avril. L’objectif est d’évaluer les projets financés. La BOAD cherche à identifier les contraintes éventuelles. L’institution veut améliorer l’efficacité de ses investissements. Cette analyse intervient dans un contexte particulier. Le cycle programmatique ‘Djoliba’ de la BOAD se termine. Un nouveau programme quinquennal est lancé. Son enveloppe régionale atteint 6500 milliards FCFA.

Depuis 1973, la BOAD a mobilisé des fonds importants. Elle a engagé plus de 1100 milliards FCFA pour le Togo. Cela représente plus de 10% de ses engagements dans l’UEMOA. Ces financements couvrent plusieurs secteurs économiques. Ils concernent les infrastructures et l’énergie. L’agriculture et la sécurité alimentaire en bénéficient aussi. La mission examinera l’état d’exécution des projets. Elle étudiera les projets en attente de lancement. Des mesures correctives seront proposées. L’objectif est d’accélérer la mise en œuvre.

Ourèye Sakho Eklo est directrice générale déléguée de la BOAD. Elle a expliqué le but de cette revue.

La présente revue porte sur l’état d’exécution du portefeuille de projets publics et privés actifs financés par la BOAD au Togo

Elle a insisté sur la nécessité d’identifier les contraintes. Pour le gouvernement togolais, l’enjeu est clair. Il faut transformer les ressources en réalisations concrètes. Akou Mawussé Adetou Afidenyigba représente le ministère des Finances. Elle a qualifié cette mission d’opportunité précieuse.

Cette mission de revue est donc une opportunité précieuse, pas seulement pour faire le bilan, mais également pour tracer ensemble la feuille de route qui nous permettra d’aller plus vite, plus loin, et mieux

La responsable a précisé l’objectif final. Il s’agit de transformer les financements en réalisations. Ces réalisations doivent servir le développement durable. La population togolaise en est la bénéficiaire.

Cette évaluation doit aboutir à une feuille de route. Elle sera établie en commun. Elle orientera les futurs investissements. Les secteurs prioritaires seront ciblés. L’impact des projets sur l’économie sera renforcé. Le Togo montre une dynamique réformatrice constante. Le pays est 15ème mondial pour la création d’entreprises. Il est premier en Afrique sur cet indicateur. Ce classement provient du Doing Business 2020. Le pays progresse sur l’exécution des contrats. Des réformes ont été mises en œuvre cette année. L’objectif est un bond qualitatif.

Le commerce transfrontalier a été significativement réformé. Une batterie de mesures a été adoptée. La numérisation des actes et procédures est en toile de fond. Ces réformes concernent la dématérialisation. Elles visent aussi la réduction des délais. Cela s’applique à l’importation et à l’exportation. Pour l’obtention d’un permis de construire, le Togo a progressé. Il est passé de la 133ème à la 127ème place. Le pays veut réitérer cet exploit. Une série de réformes a été lancée dans ce sens. Le raccordement à l’électricité et à l’eau est aussi facilité. De nouvelles réformes ont été opérées pour les entreprises.

L’indicateur ‘Transfert de propriété’ montre une nette amélioration. Les délais ont été réduits de manière drastique. La progression dans le Doing Business est significative. Le Togo s’est le mieux amélioré depuis 2018. Le pays ambitionne désormais le sommet en Afrique. Il vise à détrôner le Rwanda. Une nouvelle série de réformes a été lancée en 2020. Le cadre des marchés publics est en constant assainissement. Plusieurs réformes ont été implémentées. La professionnalisation et la numérisation sont en cours. La réglementation législative évolue. Le secteur privé en est le bénéficiaire principal. Il est le moteur du Plan national de développement.

Le paiement des taxes et impôts a aussi été réformé. Le Togo a introduit des changements importants. Certains impôts ont été remplacés. D’autres ont été supprimés. Des exonérations ont été accordées. L’objectif est un cadre fiscal incitatif. Il doit attirer les investisseurs et opérateurs économiques. La téléfiscalité est le fondement de cette évolution. La BOAD va par ailleurs investir 6 milliards FCFA. Ce financement ira à Label d’Or. Cette entreprise est spécialisée dans le karité. Lomé accueillera aussi les BOAD Development Days en juin. Les débats porteront sur l’habitat durable dans l’UEMOA.

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