Issa Nasser Lallé a validé son master en communication pour le développement. La soutenance a eu lieu le lundi 18 mai 2026. Elle s’est déroulée à l’Université Aube Nouvelle de Ouagadougou. Le jury lui a attribué la note de 15 sur 20.
Le président du jury était le Dr Émile Bazyomo. Le mémoire portait sur la contribution de la communication du CIFDHA. Cette organisation lutte contre les violences basées sur le genre. Elle promeut aussi l’égalité entre les sexes.
L’étude visait plusieurs objectifs précis. Il s’agissait d’analyser les actions de communication du CIFDHA. L’étudiant voulait renforcer la présence médiatique des organisations de la société civile. Il cherchait aussi à identifier les outils de communication utilisés. Un autre but était d’améliorer la compréhension des messages sur les violences basées sur le genre. Enfin, il fallait accroître la visibilité des organisations concernées.
Pour ses recherches, Issa Nasser Lallé a utilisé une méthode mixte. Il a combiné des approches qualitative et quantitative. Un questionnaire a été soumis à cent personnes. Ces personnes vivaient dans quatre régions du Burkina Faso : le Tannouyan, le Guiriko, le Koulsé et le Nakambé.
Selon l’impétrant, la théorie de l’agenda setting montre un fait important. Les médias influencent surtout les sujets que les populations jugent importants. Leur influence sur les opinions elles-mêmes est moindre. Ainsi, l’utilisation de Facebook, des campagnes de sensibilisation, de la télévision et de la radio a rendu visibles les cas de violences basées sur le genre dans les communautés.
Monsieur Lallé a aussi utilisé la théorie du changement de comportement. Cette théorie indique que les individus modifient leurs attitudes. Cela se produit lorsqu’ils sont exposés à des modèles positifs. Ces modèles remettent en cause certaines croyances et pratiques sociales. Les résultats montrent une évolution positive des perceptions. Les populations passent d’une simple réception de l’information à une transformation sociale.
Le président du jury a salué la pertinence du thème choisi. Il a recommandé d’intégrer davantage l’évaluation du changement de comportement. Il a aussi suggéré d’améliorer la webographie et la bibliographie. Le directeur de mémoire, le Dr Jean-Pierre Ilboudo, a félicité l’étudiant. Il a regretté l’utilisation de Google Forms pour la collecte des données. Il a invité les étudiants à privilégier les enquêtes de terrain.
Le directeur de mémoire a souligné l’importance de la communication dans la lutte contre les violences basées sur le genre.
« La sensibilisation permet d’amener les populations, notamment les femmes, à adopter de nouvelles perceptions et comportements à travers l’apprentissage et l’influence mutuelle entre l’individu, la famille, la communauté et la société », a-t-il déclaré.
Il a encouragé Issa Nasser Lallé à poursuivre jusqu’au doctorat.
Après les échanges et les réponses du candidat, le jury a validé son master avec la note de 15 sur 20. Le désormais maître Issa Nasser Lallé a expliqué ses motivations. Il est parti du constat que les violences basées sur le genre restent ancrées dans la société. Il a rencontré plusieurs difficultés durant ses recherches. La disponibilité des acteurs et l’accès à certains documents ont posé problème. La phase de collecte des données, prévue sur deux semaines, a duré plusieurs mois.
Parmi les recommandations de son mémoire figurent plusieurs points. Il propose l’élaboration d’une stratégie globale de communication. Il suggère de renforcer la communication digitale sur les réseaux sociaux. Il recommande de diversifier les langues de sensibilisation : le mooré, le gouin, le fulfuldé, le bissa et le dioula. Il préconise aussi de renforcer la présence dans les médias classiques et les capacités des organisations partenaires.






