La pression monte à l’approche du Mondial 2026. L’équipe iranienne fait face à des difficultés inhabituelles. Les autorités américaines ont refusé des visas à plusieurs membres du staff technique. La vente de billets pour les supporters iraniens est également restreinte.
Mehdi Taremi, attaquant vedette de l’Iran, a exprimé son malaise dans un entretien à ESPN. Il a participé à trois Coupes du monde auparavant. D’habitude, l’arrivée dans le pays hôte crée une atmosphère de convivialité. Cette fois, il ne ressent pas cette ouverture. « J’ai participé à trois Coupes du monde et on dit toujours qu’une fois qu’on descend de l’avion et qu’on entre dans le pays hôte, il y a une atmosphère unique de convivialité et d’ouverture sur le monde. Malheureusement, je ne le ressens pas pour le moment. Il y a beaucoup de tension en ce moment dans cette Coupe du monde. On le sent dans l’atmosphère et malheureusement, c’est à cause de décisions comme [les refus de visa]. C’est peut-être juste mon impression personnelle », a-t-il déclaré.
L’Iran a installé son camp de base au Mexique. Pourtant, ses matchs se dérouleront aux États-Unis. Mardi, la Maison Blanche a justifié ces mesures. Elle affirme vouloir empêcher l’entrée de personnes liées à des organisations terroristes. Cette décision provoque la colère des dirigeants iraniens. Mehdi Mohammed Nabi, vice-président de la fédération iranienne, a réagi devant ESPN. « L’équipe ne se compose pas seulement des joueurs et de l’entraîneur, mais aussi du personnel de soutien : le personnel technique, la direction. Nous formons tous une seule et même équipe », a-t-il dit avec indignation.
Le ton monte encore plus haut du côté de Téhéran. Selon l’agence ISNA, le ministre des Sports Ahmad Donyamali a prévenu la Fifa. « Nous avons informé la Fifa que si des protestations hostiles à l’équipe nationale sont scandées, le sélectionneur de l’équipe sera sans aucun doute tenu de suspendre le match », a-t-il déclaré. La situation reste tendue à quelques jours du coup d’envoi.





