Incendies à Bamako et Kayes : l’urbanisme en question

Deux incendies ont frappé le Grand Marché de Bamako et celui de Kayes dans la nuit du 20 mai 2026. Les pompiers ont eu des difficultés à intervenir à cause des allées obstruées. À Kayes, le feu a causé la mort de trois personnes, dont une femme enceinte. De nombreuses familles se retrouvent sans abri. À Bamako, aucune perte humaine n’est à déplorer, mais les dégâts matériels sont importants.

Ces événements rappellent des catastrophes précédentes. En janvier 2025, un incendie à Kantamanto au Ghana avait détruit des centaines de boutiques. Des stocks d’une valeur de plusieurs millions de dollars avaient été perdus. Des milliers de commerçants avaient été ruinés. En février 2026, un autre incendie à Sougouni-Coura à Bamako avait montré l’impossibilité pour les secours d’agir efficacement. Les allées étroites et encombrées bloquaient le passage des véhicules.

Les marchés informels envahissent les trottoirs, les routes et les espaces publics. Cette situation crée un désordre permanent. Elle compromet la sécurité, la santé publique et la circulation. L’accès aux services et la gestion des ressources deviennent difficiles. En cas de sinistre, les conséquences sont graves.

Repenser l’organisation des villes devient une nécessité. Il faut anticiper les risques et protéger les populations. Sans changement, les mêmes causes produiront les mêmes effets. La prochaine catastrophe n’est qu’une question de temps.

Les autorités doivent agir pour améliorer l’urbanisme. Des mesures concrètes peuvent réduire les dangers. Organiser les espaces publics et dégager les voies d’accès sont des priorités. La dignité des habitants dépend de ces choix.

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