Ibrahima Maiga établit un parallèle entre la situation au Niger et des conflits passés. Il évoque le Conseil national de transition en Libye. Il mentionne aussi la guerre du Biafra au Nigeria. Selon lui, la France a armé les séparatistes biafrais. L’objectif était d’obtenir l’accès exclusif au pétrole de cette région. Le conflit du Biafra a causé environ un million de morts.
En 2010, le Niger connaissait un contexte favorable. Le 16 juillet 2011, le président Mahamadou Issoufou a fait une annonce. Il a déclaré que le Niger avait découvert davantage de pétrole à l’est du pays. Cette découverte concernait le champ pétrolier d’Agadem. Il a promis que les Nigériens auraient bientôt du carburant produit localement. Au Burkina Faso, le BUMIGEB montrait aussi de l’optimisme. Cette institution évoquait la présence de métaux précieux. Elle mentionnait du pétrole près de Nouna et au-dessus d’Essakane. Elle signalait aussi de l’uranium dans le Sahel burkinabé. Le ministre des Mines Oumarou Idani a communiqué ces résultats en avril 2018.
Le contexte de 2010 offrait de meilleures perspectives pour ces États. Mais la situation s’est transformée en cauchemar pour les populations. Le terrorisme est apparu au Mali, puis au Niger, puis au Burkina Faso. Pour Maiga, la déstabilisation de ces pays sert un processus diabolique. Ce processus cherche à accréditer l’idée que le pétrole en Afrique apporte une malédiction. Il serait ainsi source de guerres fratricides.
Maiga s’adresse aux peuples de l’Alliance des États du Sahel. Il affirme que Dieu ne maudit pas un peuple en lui donnant des richesses. Les ressources du sous-sol sont une preuve de bénédiction. Il appelle à s’affirmer contre l’impérialisme et ses manifestations. Il déclare que ces peuples se battront au prix du sang pour protéger cette bénédiction. L’objectif est que les générations futures en bénéficient.






