Huile saisie à Ouagadougou : pas de risque alimentaire selon le Parquet

Le Parquet du Tribunal de grande instance de Ouaga I a rendu public un communiqué le 8 mai 2026. Il concernait une affaire d’huile impropre à la consommation. L’enquête avait débuté après une dénonciation anonyme.

Les forces de l’ordre avaient alors interpellé Moussa Nana et Youssouf Nagbila. Ils transportaient un tricycle chargé de 65 bidons d’huile suspecte. Les investigations ont révélé l’origine de ce produit.

L’huile provenait du traitement artisanal de résidus d’usines d’huilerie. Moussa Nana exerçait cette activité dans une zone d’habitation. Les clients interrogés ont confirmé que le produit servait uniquement à fabriquer du savon.

Le Parquet a donc écarté l’infraction de mise en danger de la vie d’autrui. Aucun élément n’a permis de retenir cette accusation grave. En revanche, Moussa Nana est poursuivi pour exercice illégal d’activité en zone d’habitation.

Les autorités judiciaires estiment que cette activité nuisait à l’esthétique du milieu. Elle perturbait aussi la tranquillité publique. Ces faits violent les articles 86 et 138 du Code de l’environnement.

Youssouf Nagbila a été remis en liberté. Aucune infraction n’a été retenue contre lui. Le Parquet a précisé que les textes applicables ne prévoient pas de peine d’emprisonnement pour ce dossier.

Une médiation pénale a donc été organisée. Moussa Nana et l’Agent judiciaire de l’État ont trouvé un accord. Le mis en cause doit payer 500 000 francs CFA à titre de réparation. La moitié de cette somme a déjà été versée. Le solde est attendu dans un délai de deux mois.

Une amende d’un million de francs CFA a aussi été infligée. Le paiement est échelonné sur six mois. Les montants exigibles immédiatement ont été réglés. La procédure reste ouverte pour assurer un suivi des engagements.

Le Parquet prévient que l’action publique sera engagée en cas de défaillance. Il invite les populations à rester vigilantes. Il leur demande de signaler toute activité illégale dans les zones d’habitation. Ces activités peuvent compromettre la santé, la sécurité ou la tranquillité publiques.

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