Histologie et pharmacopée africaine : congrès à Ouagadougou

Ouagadougou accueille un rassemblement scientifique sur l’histologie. Du 28 au 30 avril 2026, la capitale burkinabè organise le 5e Congrès de la Société africaine francophone d’histologie, embryologie et cytogénétique (SAFHEC). Ce rendez-vous est couplé au 1er congrès de la Société burkinabè d’histologie, embryologie et cytogénétique (SOBURHEC). La cérémonie d’ouverture s’est déroulée le 29 avril 2026 en soirée. Le ministre de la santé a présidé cette cérémonie.

Pendant trois jours, des experts venus d’Afrique francophone et d’autres régions du monde échangent. Le thème retenu est « Histologie expérimentale, génétique et pharmacopée africaine ». Des conférences et des panels sont au programme. Ces rencontres visent à identifier des pistes de collaboration. Les histologistes et les praticiens de la pharmacopée traditionnelle doivent travailler ensemble.

Le président de la SOBURHEC, Dr Rakissida Alfred Ouédraogo, a précisé les objectifs. Cette collaboration doit développer les savoirs endogènes. Ces savoirs sont portés par la pharmacopée traditionnelle. Le but est d’améliorer le bien-être des populations. Les congrès permettent de faire le point sur les recherches. Ces recherches associent pharmacopée africaine, histologie, embryologie et cytogénétique. Les participants réfléchissent aussi à un accompagnement des tradipraticiens. Les histologistes peuvent tester les effets des médicaments proposés. Ils vérifient l’efficacité thérapeutique de ces produits. Ils améliorent ces médicaments pour éviter des risques aux patients. Ils aident aussi à l’industrialisation pour les tradipraticiens volontaires.

Le président de la SAFHEC, Pr Raphaël Darboux, s’est réjoui de ce 5e congrès. Il a salué le soutien des plus hautes autorités du Burkina Faso. Ce congrès montre l’évolution de la communauté des histologistes. Cette communauté a choisi de croire en ses connaissances. Elle croit aussi en sa capacité à participer au destin médical de l’Afrique. Pr Raphaël Darboux a exprimé sa satisfaction face au renforcement de cette communauté au Burkina. Le pays compte aujourd’hui 8 enseignants hospitalo-universitaires. Quatre autres spécialistes doivent les rejoindre prochainement.

Le ministre de la santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a ouvert officiellement les travaux. Il a félicité les deux sociétés savantes pour cette tenue conjointe. Ces congrès rappellent l’importance de l’histologie dans le système de santé. Ils montrent aussi l’engagement des praticiens envers les populations. Le ministre a déclaré :

Vous êtes des architectes discrets mais indispensables à la santé publique en Afrique. Les anomalies histologiques que vous évoquez correspondent aux cancers que nous identifions trop tardivement. Les mutations génétiques que vous cartographiez correspondent aux maladies rares. La pharmacopée africaine que vous mettez en valeur constitue un patrimoine thérapeutique. Il est impossible au ministère d’établir des protocoles appropriés sans vos données.

Le ministre a encouragé la SOBURHEC à former la relève. Il a suggéré la mise en place d’un diplôme d’études supérieures en histologie. Il a invité la SAFHEC à soutenir le Burkina Faso pour concrétiser cette formation.

L’histologie, l’embryologie et la cytogénétique sont des disciplines fondamentales. Elles décodent la structure de la vie. Elles définissent les étapes du développement humain. Elles révèlent les altérations qui causent les maladies. Ces disciplines permettent de comprendre les malformations congénitales. Elles aident aussi à diagnostiquer précisément certaines tumeurs. Elles interviennent dans l’assistance médicale à la procréation.

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