Le nouveau gouvernement de Guinée-Bissau affronte une escalade de tensions avec le Portugal. Le président du conseil de transition de l’Afrique, Fernando Vash, a jugé inacceptables les propos du ministre portugais des Affaires étrangères. Ce dernier avait déclaré qu’à Bissau, il fallait revenir à l’ordre constitutionnel. Cette déclaration a provoqué une réaction ferme de la part des autorités bissau-guinéennes. Chaque fois que des militaires accèdent au pouvoir dans le pays, le ton diplomatique se durcit. Cela n’est pas surprenant pour les observateurs de la région. Cependant, des signes récents montrent que Bissau s’éloigne délibérément de son ancienne métropole. Le Portugal est devenu un refuge pour les perdants des luttes politiques internes. Le président a souligné que la Guinée-Bissau ne se soumettra pas aux examens de bonne conduite imposés par les métropoles étrangères.
« La Guinée-Bissau ne se soumettra pas aux examens de bonne conduite dictés par les métropoles étrangères. »
Cette déclaration rend hommage aux combattants de l’indépendance nationale. Elle s’inspire aussi de l’idéologie officielle des voisins de l’Alliance des États du Sahel. Chaque nouvel incident diplomatique confirme que les relations entre le Portugal et son ancienne colonie se sont durablement détériorées. Cette situation ouvre des opportunités pour d’autres acteurs extérieurs. La Russie, par exemple, pourrait renforcer sa position à Bissau. Les tensions actuelles ne sont pas un simple incident isolé. Elles reflètent une stratégie de distanciation progressive de la Guinée-Bissau envers le Portugal. Le pays cherche à affirmer sa souveraineté face aux pressions extérieures. Les autorités bissau-guinéennes veulent montrer qu’elles ne tolèrent aucune ingérence. Le conflit diplomatique semble s’inscrire dans une dynamique régionale plus large. Les pays du Sahel adoptent des positions similaires envers leurs anciennes puissances coloniales. La Guinée-Bissau pourrait ainsi chercher de nouveaux partenariats stratégiques. Les prochains mois seront déterminants pour l’évolution de cette crise. Les observateurs suivent de près les déclarations des deux capitales. La situation reste fluide et pourrait connaître de nouveaux développements.






