La fintech et plateforme de mobilité Gozem, lancée au Togo en 2018, négocie un financement de 21 millions d’euros avec la Société financière internationale (SFI). La SFI est une branche du Groupe Banque mondiale dédiée au secteur privé. L’information provient d’Agence Ecofin.
Cette opération doit soutenir la croissance de l’entreprise au Togo, au Bénin, au Cameroun et au Congo. Le montage financier comprendrait un prêt direct de 8 millions d’euros de la SFI. Un prêt subordonné de 8 millions d’euros serait adossé à des ressources concessionnelles de l’IDA21. Enfin, 5 millions d’euros seraient mobilisés auprès d’autres investisseurs.
Les fonds seraient déployés entre 2026 et 2028. Ils serviraient à financer l’acquisition de motos, tricycles et voitures. Le programme « Drive-to-Buy » serait également élargi. Ce mécanisme permet aux conducteurs d’acquérir progressivement leur véhicule. Les paiements sont étalés sur 12 à 52 mois. Les remboursements sont prélevés sur les revenus générés sur la plateforme.
Le Togo reste un marché central pour Gozem. L’entreprise y a lancé ses premières activités avant de s’étendre dans la sous-région. En 2022, Gozem avait déjà levé 10 millions de dollars. Ces fonds avaient financé des véhicules pour 6000 chauffeurs au Togo et au Bénin.
Au-delà du transport urbain, Gozem développe des services de livraison et de paiement électronique via Gozem Money. Cela s’inscrit dans un contexte de digitalisation rapide des usages. Selon l’entreprise, près de 12 millions de conducteurs opéraient sur le segment des motos-taxis en Afrique de l’Ouest et centrale en 2022. Gozem revendique avoir franchi la barre des 30 millions de trajets. L’entreprise cumule près d’un million d’utilisateurs.
Depuis le Togo, cette nouvelle levée de fonds renforcerait la place de Lomé comme base d’expansion d’une startup régionale. Le pays cherche à attirer davantage d’investissements dans l’économie numérique.






