Les acteurs de la sécurité alimentaire se sont réunis à Bogandé le 17 juillet 2026. Cette première session ordinaire du Comité technique du Conseil provincial de la sécurité alimentaire a dressé un état des lieux. La situation alimentaire et nutritionnelle de la province a été examinée. Les participants ont appelé à des mesures urgentes. Ils demandent la sécurisation des principaux bassins de production agricole. L’objectif est de préserver les moyens d’existence des populations.
La réunion s’est tenue dans la salle de la Direction provinciale de l’Agriculture. Les échanges ont porté sur l’évolution de la campagne agricole humide 2026. La situation nutritionnelle des ménages a aussi été analysée. Les interventions des services techniques et des partenaires ont été présentées.
Le thème de la session était « Solutions endogènes face aux défis sécuritaires, humanitaires et climatiques dans les régions du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa dans une dynamique de la souveraineté alimentaire ». Les défis qui affectent les secteurs agricole, pastoral et nutritionnel ont été mis en évidence. La saison des pluies s’est installée tardivement. Une irrégularité des précipitations a été constatée, provoquant des poches de sécheresse.
Malgré ces difficultés, les producteurs ont réalisé les opérations culturales essentielles. Les semis, le labour et l’épandage de fumure organique ont été effectués. Les efforts de l’État et de ses partenaires ont été salués. Plus de 142 tonnes de semences ont été mobilisées. Près de la moitié a déjà été distribuée. Des engrais, des aliments pour bétail et des kits d’élevage ont été remis à des centaines de bénéficiaires dans les communes de Bogandé, Bilanga et Piéla.
Ibrahima Sangaré, directeur provincial de l’Agriculture, a invité les producteurs à poursuivre les travaux. Il estime que les prévisions météorologiques restent favorables. Malgré le retard des pluies, une bonne campagne agricole est possible. Les échanges ont toutefois révélé un ralentissement des activités commerciales. L’approvisionnement des marchés connaît des difficultés. Les productions maraîchères et les produits forestiers non ligneux ont baissé. Les vols et enlèvements de bétail se multiplient, fragilisant les ménages.
Mandé Bachirou, directeur régional de l’Agriculture, était en visite dans la province. Il a salué l’engagement des acteurs ruraux. Il les a exhortés à intensifier les actions de sensibilisation auprès des producteurs. Le comité a aussi salué l’appui des partenaires humanitaires. Le CONASUR, le Programme alimentaire mondial, le Comité international de la Croix-Rouge, la Croix-Rouge burkinabè et des organisations confessionnelles poursuivent les distributions de vivres aux ménages vulnérables.
Les participants ont formulé plusieurs recommandations. Ils insistent sur le renforcement de la sécurisation des zones de production agricole. Le site de Dakiri, dans la commune de Manni, est considéré comme un grenier agricole important. Le principal forage de l’ONEA à Gori, secteur 3 de Bogandé, doit aussi être protégé. La reconquête de ces espaces est jugée indispensable pour relancer durablement la production agricole. Le comité recommande également la mise en place d’un cluster santé provincial. Il demande l’élaboration d’un canevas harmonisé de suivi des interventions. Des émissions radiophoniques de sensibilisation et un suivi régulier des recommandations sont aussi préconisés.






