Une soutenance de thèse de doctorat s’est tenue le 8 mai 2026 à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. L’événement était public. Il était organisé par l’Institut Supérieur de l’Aéronautique et de l’Espace, l’Institut Supérieur de Mécanique de Paris et l’École Doctorale de l’Executive Doctorate of Engineering. Le ministre centrafricain de l’économie, du plan et de la coopération internationale, le professeur Richard Filakota, était présent.
Quatre chercheurs ont obtenu le grade de docteur. Il s’agit de M. Oliveira Brahimi Christian Judicaël Michel, de M. Koffi Koffi Martial, de M. Traoré Moussa et de M. Kaboré Antoine. Le jury était présidé par le professeur Filakota. Le professeur Alain Rivière de l’ISAE-ISM Paris était le directeur de thèse. Le docteur Annick Atsain de l’Université Félix Houphouët-Boigny était co-encadrante.
La thèse porte sur la gestion de l’intermittence de l’énergie solaire photovoltaïque. Elle concerne les réseaux électriques fragiles. Le cas pratique étudié est celui de l’ENERCA en République centrafricaine. Les travaux s’intéressent à l’intégration des énergies renouvelables dans les réseaux hydroélectriques classiques. Ces réseaux font face à des problèmes de stabilité, de fréquence et de continuité de service.
L’énergie solaire est une solution stratégique pour la Centrafrique. Elle compense le déficit énergétique des barrages de Boali 1 et 2. La demande en électricité croît fortement à Bangui. L’intégration massive du solaire photovoltaïque pose un défi technique. Les infrastructures existantes sont peu robustes. Le maillage du réseau est limité. L’inertie est réduite, ce qui rend le réseau sensible aux variations rapides.
Le réseau de l’ENERCA illustre cette réalité. La centrale solaire de Danzi a une capacité de 20,4 MW. Elle est couplée à un système de stockage par batteries de 20,7 MW et 30,67 MWh. Cette installation améliore la couverture énergétique nationale. Cependant, les variations brusques de production solaire, dues aux passages nuageux, provoquent des fluctuations de tension et de fréquence. Ces fluctuations menacent la stabilité du réseau.
La thèse propose une approche intégrée pour gérer l’intermittence. Les travaux portent sur la prévision de la production photovoltaïque à court terme. Ils concernent aussi l’optimisation du stockage énergétique. Un système intelligent de gestion de l’énergie a été développé. Une plateforme de supervision, nommée GIS, a été intégrée. La recherche souligne la nécessité de moderniser les infrastructures de production, de transport et de distribution. Le renforcement des capacités humaines locales est également essentiel.
Cette soutenance montre l’importance de la coopération académique africaine et internationale. Elle forme une nouvelle génération d’experts. Ces experts peuvent accompagner les politiques de transition énergétique en Afrique. Les quatre nouveaux docteurs entendent contribuer au développement de solutions adaptées aux réalités énergétiques africaines. Ils soutiennent les ambitions de leurs États en matière d’accès à l’électricité et de développement durable.






