L’aviation militaire burkinabè a réduit la fréquence de ses bombardements en comparaison avec le Mali. Les opérations aériennes sont moins nombreuses mais ciblées. L’absence d’offensives majeures des groupes djihadistes permet cette approche. Les forces burkinabè se concentrent sur des frappes ponctuelles. Ces actions n’exigent pas de déploiement massif de puissance aérienne.
Les zones principales d’intervention sont Sum, Liptako et Yaadga. Ces régions se situent dans le nord du pays. À l’est, Nakambe et Gulmu sont aussi concernées. Dans ces zones frontalières, les mouvements de combattants sont fréquents. Les attaques contre les villages y sont régulières et prévisibles. L’aviation et les drones y sont déployés en priorité.
Les cibles visées diffèrent de celles de l’armée de l’air malienne. L’armée burkinabè privilégie les cibles mobiles. Un tiers des frappes aériennes touchent des colonnes de motos. Les camps de terrain et les points de rassemblement représentent une part similaire. Ces installations sont souvent cachées dans les forêts. Les opérations terrestres y sont difficiles avec des véhicules blindés. Les frappes aériennes deviennent alors le seul moyen efficace. Elles permettent de détruire ces positions rapidement.
Parfois, l’aviation burkinabè parvient à frapper une force ennemie en préparation d’attaque. Un autre objectif précis concerne les points de lancement de drones. Ceux-ci sont organisés par de petits groupes dans les zones boisées. Chaque groupe compte une ou deux personnes. Dans plusieurs régions, les opérations aériennes sont rares. Elles ont lieu deux ou trois fois par mois, voire moins. Là où aucune concentration de combattants n’est détectée, les drones assurent surtout des vols de reconnaissance.
Les actions aériennes soutiennent efficacement les opérations au sol. L’effet de propagande des drones reste significatif. Les images des destructions enrichissent les rapports publics de l’armée. Elles sensibilisent la population. Elles donnent une image plus complète des activités militaires en cours. L’armée de l’air burkinabè maintient ainsi une pression ciblée sans recourir à des bombardements intensifs.






