La troisième édition du forum d’affaires Biashara Afrika se déroule à Lomé jusqu’au 20 mai 2026. Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, y a exposé sa vision pour le continent. Cette vision comprend quatre axes pour accélérer la transformation économique de l’Afrique.
Le thème de la rencontre est « Stimuler la transformation économique de l’Afrique grâce à la ZLECAf ». Plus de 1500 participants sont présents, dont des décideurs publics et des opérateurs privés. Les discussions portent sur le renforcement du commerce intra-africain et la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
À l’ouverture des travaux, Faure Gnassingbé a parlé de ce thème. Il a déclaré que la ZLECAf n’est plus une option politique. Selon lui, c’est une nécessité historique face aux mutations de l’économie mondiale. La réussite du continent dépend de sa capacité à transformer les ambitions politiques en résultats économiques concrets.
« La première étape de la réussite de l’Afrique dépendra désormais de notre capacité proactive à transformer une ambition politique en réalité économique concrète », a-t-il affirmé.
Le dirigeant togolais a appelé à lever les obstacles à l’intégration régionale. Il a mentionné les barrières monétaires et frontalières. Il a rappelé qu’aucune économie africaine ne dispose seule d’une taille critique suffisante. Dans un environnement international marqué par des recompositions économiques, cette situation est problématique.
« L’Afrique doit donc renforcer sa capacité collective de résilience. L’intégration régionale devient une nécessité économique et géostratégique », a-t-il ajouté.
Il a qualifié la ZLECAf d’« instrument de souveraineté économique ». Cette dimension dépasse son aspect commercial.
Faure Gnassingbé a aussi mis en avant le rôle central de la transformation économique. Il a insisté sur le développement de chaînes de valeur régionales. Il a plaidé pour l’émergence d’un secteur privé africain solide. Ce secteur doit soutenir la croissance du continent.
Le Président du Conseil a souligné que l’intégration africaine doit bénéficier aux populations. Les jeunes, les femmes et les filles doivent en être les premiers bénéficiaires. Il a appelé à faire de l’emploi des jeunes une priorité stratégique.
« La population africaine est la plus jeune du monde. Cette jeunesse constitue notre principale force. L’emploi devient donc central pour la stabilité économique, sociale et politique de notre continent », a-t-il indiqué.
Enfin, il a plaidé pour une appropriation inclusive de la ZLECAf. « Elle doit devenir une réalité vécue concrètement par les citoyens africains eux-mêmes », a-t-il conclu.






