Dans plusieurs villes ouest-africaines, les files d’attente devant les guichets provoquent des tensions. Certaines personnes refusent de respecter l’ordre établi. Elles cherchent à passer avant les autres sans attendre leur tour. Ce comportement est fréquent dans les administrations publiques et privées.
Un individu type arrive souvent énervé. Il se plaint d’abord de la lenteur des procédures. Il critique le système qu’il juge archaïque. Puis il raconte des anecdotes sur des pays qu’il n’a jamais visités. Il attire l’attention de son entourage proche. Il propose des solutions pour accélérer les choses. Ensuite, il fait semblant d’aller chercher un renseignement. Il s’assure que sa place dans la file est gardée par les voisins. Il disparaît en promettant de revenir rapidement.
Près du guichet, il s’excuse auprès des autres. Il dit vouloir juste une information. Il pose une question simple. Il échange quelques blagues avec l’agent. Puis il glisse discrètement ses papiers. Pendant ce temps, les personnes restées derrière croient qu’il se bat pour elles. Elles ignorent qu’il les a trompées. Il revient trente minutes plus tard. Il annonce avoir obtenu gain de cause. Il leur souhaite bon courage.
Ces comportements sont facilités par des agents corrompus. Certains employés collaborent avec des intermédiaires extérieurs. Ces intermédiaires reçoivent de l’argent pour accélérer les dossiers. Les agents deviennent acariâtres avec les citoyens ordinaires. Ils ne pensent qu’à remplir leurs poches.
Les personnes arrivées tôt se retrouvent dépassées. Au moment de l’ouverture, un flot de gens s’incruste. Ils obtiennent satisfaction avant les autres. Ils reviennent plusieurs fois vers le même agent. Si un citoyen est costaud, on l’écoute parfois. S’il est chétif, ses plaintes restent vaines. Il doit rester tranquille et attendre son tour.
Un pays ne se construit pas dans l’indiscipline. Si les responsables censés lutter contre ces pratiques y participent, la situation empire. Un philosophe local a dit : « Dans la vie, si tu n’as pas l’argent, sois costaud. Là au moins, si ton argent ne parle pas, c’est ta force qui parlera. »






