FESTIC 2026 : une masterclass sur le film Sarraounia de Med Hondo

Le Festival des identités culturelles (FESTIC) se déroule à Ouagadougou du 14 au 18 mai 2026. La septième édition met à l’honneur la communauté Bissa. En marge des festivités, une masterclass a été organisée autour du film Sarraounia de Med Hondo.

Une cinquantaine de passionnés de culture africaine ont assisté à cette rencontre. L’objectif était de montrer comment le cinéma peut aider à mieux se souvenir et à avancer. La professeure Antoinette Tidjani Alou, spécialiste en littérature comparée à l’Université Abou Moumouni de Niamey, a animé les échanges.

Elle a expliqué que cette masterclass permettait de réfléchir à la manière dont l’Afrique est écrite ou inventée à l’écran. Selon elle, il faut projeter une vision juste du continent. Cette vision ne doit pas cacher les difficultés. Elle doit exalter la beauté, le courage et la dignité.

« Le personnage de Sarraounia rappelle un problème essentiel, la mémoire humaine est courte et faillible. Nous avons besoin de gardiens de la mémoire, comme les griots, les cinéastes, les écrivains ou les photographes. Grâce à eux, la mémoire reste vivante et changeante. En se connaissant soi même, on peut se mettre debout et construire l’avenir », a déclaré la professeure Tidjani Alou.

Le promoteur du FESTIC, Wendlassida Ouédraogo, a justifié le choix de cette masterclass. Il a expliqué que la rencontre prolongeait la projection de films sur la mémoire collective. Il a ajouté que le film Sarraounia reste très actuel, car son propos se vit encore aujourd’hui.

« Cette masterclass est une innovation. Le festival diffuse du cinéma, mais il faut aussi nourrir les jeunes réalisateurs. Des étudiants de l’école de cinéma Isis et d’autres universités étaient présents. Grâce à ces échanges, la qualité des scénarios et des histoires peut s’améliorer pour entretenir la mémoire. Voilà pourquoi le FESTIC a souhaité cette masterclass autour de Sarraounia », a-t-il raconté.

La septième édition du FESTIC se tient sous le thème « Les identités culturelles à l’ère du village planétaire ». La communauté Bissa, qualifiée d’« adeptes de l’arachide », est à l’honneur. Le ministre en charge de la Culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, patronne l’événement. Le ministre de l’enseignement supérieur, Pr Adjima Thiombiano, et le ministre de la Culture du Mali, Mamou Daffé, sont les coparains.

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