Fermeture de la grande mosquée sunnite à Ouagadougou

Le gouverneur de la région de Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, a pris un arrêté le 28 mai. Ce texte ordonne la fermeture de la grande mosquée du Mouvement sunnite à Ouagadougou. La mesure reste en vigueur jusqu’à nouvel ordre. Les autorités invoquent des risques de troubles à l’ordre public.

Cette décision fait suite à l’arrestation de l’imam Mohamed Ishaq Kindo. Il préside les Oulémas sunnites du Burkina Faso. Son interpellation a provoqué des manifestations de ses sympathisants. Ces derniers réclamaient sa libération. La Fédération des associations islamiques du Burkina et le Mouvement sunnite ont ensuite appelé au calme.

Certains observateurs ont salué l’arrestation de l’imam. Ils estiment que son discours radical nuisait à la révolution populaire en cours. Le commandant de la 3ᵉ légion de gendarmerie et le directeur régional de la police nationale doivent veiller à l’application de l’arrêté.

La veille de la publication, le porte-parole du gouvernement burkinabè a parlé lors de la Tabaski. Il a réaffirmé l’attachement de l’État à la laïcité et à l’unité nationale. Le Burkina Faso reste un et indivisible, a-t-il déclaré. Il a appelé les citoyens à dépasser leurs appartenances religieuses. Il a aussi insisté sur la cohésion sociale et le vivre-ensemble.

Cette grande mosquée a connu plusieurs fermetures par le passé. La première remonte aux années 1990. Une autre fermeture a eu lieu lors d’une grave crise nationale. Cette période avait provoqué des violences et des affrontements. Une troisième fermeture a été imposée dans les années 2000. Elle a duré six ans. Le lieu de culte a rouvert en octobre 2006.

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