Le Réseau des caisses populaires du Burkina a célébré la Journée internationale des droits de la femme le 29 mai 2026. Une conférence a rassemblé plus d’une centaine de coopératrices à Ouagadougou. Le thème retenu était : « De l’ombre à la lumière : valoriser la médiation féminine locale dans la résolution des conflits communautaires ».
Marc Nion représentait la directrice générale de la Faîtière des caisses populaires du Burkina. Il a salué l’engagement des femmes burkinabè pour la paix et le vivre-ensemble. Il a rappelé le contexte de défis sécuritaires et sociaux que vit le pays. Le thème national de la journée était : « Bâtir une paix durable au Burkina Faso : quelle contribution des femmes et des filles à la promotion du vivre-ensemble ? ».
« Dans nos réalités africaines, les femmes ont toujours été des artisanes discrètes de paix. Par leur écoute, leur sens du dialogue et leur connaissance des dynamiques locales, elles participent activement à l’apaisement des tensions et à la préservation des liens sociaux », a déclaré Marc Nion.
La conférence a été animée par professeure Honorine Sangaré/Illa, enseignante-chercheure à l’université Thomas-Sankara. Elle avait déjà tenu des conférences sur le même thème à Bobo-Dioulasso, Koupéla et Ouahigouya. L’objectif était de faire prendre conscience aux femmes de leur rôle historique dans la médiation.
« L’histoire montre que la femme a toujours joué ce rôle, que ce soit dans la famille, dans le voisinage ou dans les conflits communautaires. Mais ce rôle reste souvent invisible », a expliqué la chercheure.
Des témoignages de femmes médiatrices ont été recueillis. Certaines ont évoqué des critiques sociales ou des sacrifices personnels. Pr Honorine Sangaré a estimé que ces expériences appellent à une reconnaissance institutionnelle accrue. Elle a plaidé pour des mécanismes de soutien et de plaidoyer en faveur des médiatrices.
À la fin de la conférence, les femmes ont pris un engagement collectif. Elles ont promis de persévérer dans leur rôle de médiatrices malgré les obstacles. Elles ont aussi promis d’être résilientes.






