L’artiste burkinabè Féenose, de son vrai nom Kayiri Sylvie Toé, vit en Allemagne. Elle a dévoilé un nouveau titre le 1ᵉʳ juillet 2026. La chanson s’intitule « Renaissance ». Elle marque le retour de la chanteuse après une période difficile. Cette œuvre annonce également un album du même nom. Sa sortie est prévue pour la fin de l’année 2026.
Féenose a écrit ce morceau en mémoire de ses parents. Sa mère est décédée le 25 juillet 2022. Son père est mort le 1ᵉʳ juillet 2025. L’artiste raconte avoir traversé une période très sombre. Elle explique s’être sentie mourir peu à peu. La disparition de son père, avec qui elle était très proche, a paradoxalement déclenché sa reconstruction. Elle affirme avoir ressenti la force de ses parents depuis l’au-delà. Cette force l’a aidée à sortir de sa paralysie mentale. Elle a retrouvé l’envie de vivre et de poursuivre ses objectifs.
« Renaissance est une chanson qui invite à revenir à soi, à sa spiritualité et à l’espérance », explique l’artiste.
Féenose évolue dans la musique depuis son adolescence. Elle totalise environ 25 ans de carrière. Son premier projet professionnel date de 2001. Il s’agissait d’une collaboration avec Smockey sur le titre « Les Moutons ». Ce morceau figurait sur l’album « Épitaphe ». Son style musical mêle Afro-Fusion, Hip-Hop, Rap, RnB, Soul, Jazz, Pop, Afrobeat et Zouk.
En 2026, son engagement a été reconnu lors de la 11ᵉ édition du BUMO. Cette cérémonie récompense chaque année des femmes burkinabè impactantes ou engagées. Organisée par le journaliste culturel Aboubacar Kéré, dit Kerson, elle a décerné à Féenose le prix Coup de cœur. L’artiste était absente et a été représentée par sa cousine Mâh Paré.
« J’étais à Berlin lorsque la cérémonie s’est tenue. C’est ma cousine Mâh Paré qui a reçu le trophée en mon nom. Mais j’ai vécu ce moment avec beaucoup d’émotion grâce aux vidéos qu’elle m’a envoyées. C’est mon premier véritable trophée et j’en suis très heureuse », se réjouit-elle.
Féenose estime que cette distinction récompense son parcours artistique et humanitaire. Elle mène depuis plus de dix ans des actions sociales via son association « Sima ». Sa musique porte des messages contre l’excision, les discriminations envers les personnes atteintes d’albinisme et d’autres violences sociales.
Le clip de « Renaissance » a été réalisé par Roy Junior Kramer, installé en Belgique. Toutes les images ont été produites à 100 % avec l’intelligence artificielle. Des séances de photos professionnelles à 360 degrés ont d’abord été réalisées. Elles ont servi de base à la création du personnage de l’artiste dans le clip. Le réalisateur a consacré près de deux mois à ce projet.
Féenose considère l’intelligence artificielle comme un outil au service de la créativité. Elle estime que l’IA ne remplace pas l’imagination. Il faut savoir la diriger pour obtenir la direction artistique souhaitée. L’artiste espère que le public appréciera cette utilisation de la technologie pour magnifier la créativité.






