Faure Gnassingbé ouvre le Forum Biashara Afrika à Lomé

Le 18 mai, Faure Essozimna Gnassingbé a inauguré la troisième édition du Forum Biashara Afrika à Lomé. L’événement est co-organisé par le Togo et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Pendant trois jours, plus de mille participants se réunissent autour du thème de l’accélération de la transformation économique de l’Afrique.

Lors de son discours, le président a insisté sur un changement de priorité. Le temps des accords et des textes doit céder la place à celui des résultats concrets. Il a salué le travail de Mahamadou Issoufou, ancien président du Niger, pour sa contribution à la ZLECAf.

Gnassingbé a partagé quatre réflexions. La première concerne la nécessité de transformer l’ambition politique en réalité économique. L’intégration ne se réalise pas uniquement par des traités. Elle se construit dans les ports, les corridors logistiques et les systèmes de paiement. Les coûts logistiques en Afrique restent élevés. Les barrières non tarifaires persistent et les délais aux frontières ralentissent les échanges. Le financement du commerce est insuffisant pour les PME.

Le test de la ZLECAf est simple : les opérateurs économiques doivent ressentir les bénéfices de l’intégration. Biashara Afrika doit être une plateforme de solutions et de partenariats. Il ne s’agit pas d’un forum de discussions supplémentaires.

Sa deuxième remarque porte sur l’impératif stratégique de l’intégration africaine. Le monde est plus fragmenté et incertain. Les tensions géopolitiques se multiplient et le protectionnisme progresse. Aucune économie africaine ne dispose seule d’une taille critique suffisante. La ZLECAf est un instrument de souveraineté économique continentale. Elle doit permettre à l’Afrique de produire plus localement et de sécuriser ses approvisionnements.

La troisième réflexion concerne la construction de chaînes de valeur régionales. L’Afrique doit renforcer son secteur privé. Le continent dispose d’atouts : ressources naturelles, population jeune, marché de plus de 1,4 milliard de consommateurs. Mais il exporte encore des matières premières brutes et importe des produits transformés. Ce modèle limite la création d’emplois industriels.

Gnassingbé a évoqué la nécessité de dépasser les limites des marchés nationaux fragmentés. Il a demandé au ministre de la sécurité de régler sous 48 heures une anomalie concernant les barrières non tarifaires.

Précédent

Togo : nouvelle mention « Excellent » aux examens scolaires

Suivant

Une expédition malienne aurait atteint l'Amérique en 1312