Étudiants burkinabés cultivent des oignons à Bagré

En avril, la plaine de Bagré connaît une chaleur dense. Des étudiants travaillent dans les champs. Ils ont échangé les amphithéâtres contre l’agriculture. Ces jeunes agro-entrepreneurs récoltent des oignons violets. Ils cultivent aussi d’autres spéculations. Le vent chaud se mêle à l’humidité. La terre semble sèche en surface. Un réseau de canaux apporte une eau vitale. Wendinda Fatou Compaoré trie sa récolte. Son visage montre l’effort. Elle porte un chapeau de paille. Autour d’elle, des bassines et des bidons sont posés. Ces objets racontent un quotidien de fermière.

Quand je suis arrivée ici, je savais que ce ne serait pas facile. Mais je ne pensais pas que ce serait aussi formateur.

Elle fait partie d’un groupe de quarante étudiants. Ils ont rejoint un programme en 2023. L’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et des innovations le gère. Le ministère de l’Enseignement supérieur organise cette action. L’objectif est de créer des richesses. Il installe des diplômés sur des sites agricoles. Wendinda Fatou Compaoré possède une licence professionnelle. Sa spécialité est la production et santé animale. Balkissa Kafando est diplômée en productions végétales. Elle a aussi récolté des oignons. La plaine de Bagré impose ses propres règles. Tout s’apprend directement sur le terrain. Le sol et le climat enseignent. Les maladies des plantes aussi. La commercialisation n’est pas théorique.

On a appris sur le tas. Même ceux qui n’avaient pas de base en agriculture ont pu s’en sortir grâce à l’encadrement.

Balkissa Kafando évoque les débuts difficiles. L’expérience transforme les participants. Elle enseigne la patience et la rigueur. Elle montre aussi l’humilité nécessaire. Les gestes dans les champs sont précis. Ils sont souvent répétitifs. Le labour et le planage demandent un effort physique. Cet effort est important pour les jeunes femmes. Certaines activités requièrent une aide extérieure. Elles doivent faire appel à de la main-d’œuvre. Cette nécessité augmente les coûts de production. Des contraintes culturelles existent également. Certains travaux leur sont interdits. Les traitements phytosanitaires en font partie. Cette réalité sociale accompagne l’innovation agricole. Elle ne décourage pas les étudiantes. Elle semble renforcer leur détermination. Le président Ibrahim Traoré a rencontré la première cohorte. Cette rencontre a eu lieu le 9 mars 2024. Le programme cherche une voie d’excellence. Il veut contribuer à l’autosuffisance alimentaire. Le Burkina Faso en bénéficie. Les étudiants appliquent leurs connaissances. Ils relient la théorie à la pratique. Leur travail quotidien façonne une nouvelle expérience. L’agriculture devient un projet concret. Il mobilise l’énergie de la jeunesse. Les oignons violets de Bagré en sont le symbole.

Précédent

Président de l'UA et Ibrahim Traoré échangent à Ouagadougou

Suivant

Mali : des otages russes libérés par le corps africain russe