États-Unis : nouvelles sanctions contre le Soudan, Al-Burhan résiste

La guerre au Soudan entre le général Abdel-Fattah Al‑Burhan et le général Mohammed Hamdan Daglo, dit Hemetti, se poursuit. Les sanctions internationales s’accumulent aussi. Les États‑Unis et le Conseil de sécurité de l’ONU ont déjà frappé les Forces de soutien rapide (FSR) de Hemetti. Ces dernières sont accusées de massacres à grande échelle. Washington impose désormais des restrictions à Khartoum.

L’administration Trump limite l’accès du Soudan aux financements et aux exportations américaines. Seules les denrées alimentaires de base et l’aide humanitaire sont exemptées. Les transporteurs soudanais ne peuvent plus utiliser l’espace aérien américain. Des sociétés liées à l’armée d’Al‑Burhan sont aussi visées par le Département d’État. Ces mesures sont sévères pour une économie déjà en crise.

Khartoum affiche sa volonté de coopérer avec Washington. Mais la raison des sanctions est claire. Al‑Burhan rejette les propositions américaines pour une trêve humanitaire. Cette trêve pourrait mener à un cessez‑le‑feu, puis à un dialogue national. Les États‑Unis estiment que les autorités soudanaises bloquent leur médiation.

Le général Al‑Burhan ne semble pas prêt à céder à tout prix. Il tend la main aux Américains, mais pose des conditions. Il refuse que l’armée régulière et les FSR soient traitées sur un pied d’égalité. Il exige la reddition de Hemetti et de ses troupes, qu’il juge affaiblies.

Les sanctions risquent de radicaliser l’armée soudanaise. Celle‑ci se croit proche de la victoire. Khartoum n’apprécie pas la position américaine, qu’elle trouve favorable aux FSR.

Ceux qui jouent publiquement les faiseurs de paix, sont les mêmes qui, souterrainement, attisent le feu.

Les grandes puissances vendent des armes et entretiennent le conflit.

La situation s’enlise depuis plus de trois ans. Le peuple soudanais souffre. Une solution pacifique passe par la fin de cette hypocrisie. Les protagonistes devraient accepter de négocier. Une guerre finit toujours autour d’une table, si les parties veulent une paix durable.

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