États-Unis et Iran : une guerre sans vainqueur net

Les États-Unis ont lancé une campagne aérienne contre l’Iran. Plus de dix mille sites ont été bombardés. Aucun soldat américain n’a été engagé au sol. Cette stratégie répondait à une promesse de Donald Trump. Le président américain avait juré de ne plus envoyer de troupes à l’étranger. La guerre s’est donc déroulée uniquement dans les airs.

Un cessez-le-feu a été conclu. Un protocole d’accord a été signé électroniquement le lundi. Une version papier a été ajoutée à la hâte à Versailles. La signature était prévue pour le vendredi 19 juin 2026. Des négociations de soixante jours suivront sur les détails du mémorandum.

Ce document aborde plusieurs points. Il prévoit la libération du détroit d’Ormuz. Il met fin au blocus naval américain. Les hostilités cessent des deux côtés. Les autres sujets seront discutés plus tard. Le programme nucléaire iranien et le stock d’uranium enrichi font partie des questions en suspens.

Israël a participé aux bombardements au début du conflit. Les avions israéliens et américains frappaient ensemble des cibles en Iran. Des écoles primaires de filles ont été touchées. À la fin de la guerre, Israël n’est pas signataire de l’accord. Le pays est traité comme un proxy, à l’image du Hezbollah pour l’Iran. Il n’a pas été invité aux négociations. L’Iran a réussi à briser l’axe américano-israélien.

Les États-Unis font la paix sans leur allié traditionnel. Ils veulent imposer à Israël les conditions signées avec l’Iran. Les deux pays ont perdu dans ce conflit. Israël a perdu davantage que les États-Unis. Il se retrouve isolé au Moyen-Orient. Aucun de ses voisins ne s’entend avec lui. Il risque maintenant de perdre le soutien américain s’il fait échouer l’accord. Donald Trump est amer envers Benjamin Netanyahu. Il lui reproche de lui avoir vendu une guerre perdue.

Israël a refusé de se retirer du Liban comme le prévoit le mémorandum. La guerre n’a pas cessé au Liban. Israël a repris ses bombardements sous prétexte que ses soldats ont été tués par le Hezbollah. Le processus est bloqué avant même d’avoir commencé.

Aucun des buts de guerre américains n’a été atteint. Le régime iranien reste en place malgré l’assassinat de ses principaux dirigeants. Les Gardiens de la révolution tiennent les rênes du pouvoir. Une aile modérée favorable aux États-Unis n’a pas émergé. L’Iran a conquis le détroit d’Ormuz pendant le conflit. Ce passage était libre avant la guerre.

Les États-Unis se sont engagés à verser trois cents milliards de dollars à l’Iran. Cette somme servira à la reconstruction du pays. Vingt-quatre milliards de fonds iraniens gelés seront libérés. La moitié de cette somme sera rétrocédée dès le vendredi 19 juin 2026. Le paiement de réparations est un signe de défaite. L’Iran a gagné la guerre sur ce point. Les pertes humaines ont été limitées car il n’y a pas eu de troupes au sol.

Donald Trump affirme avoir gagné le conflit. Ce discours s’adresse à ses partisans. Le monde entier constate la défaite américaine. L’Iran a obtenu la réouverture du détroit d’Ormuz. Vingt pour cent du pétrole et du gaz mondiaux pourront circuler à nouveau. Cela devrait lutter contre l’inflation. Trump espère sauver les élections de mi-mandat. Le statu quo aurait pu être pire pour lui.

Les autres points restent en suspens. Le programme nucléaire et balistique iranien n’est pas réglé. Le stock d’uranium enrichi non plus. L’Iran peut toujours fermer le détroit d’Ormuz. Ce joker stratégique lui donne un avantage dans les négociations.

Les États-Unis montrent chaque jour leur déclin. Ils savent manier la force mais n’obtiennent rien avec elle. La guerre a été perdue même si les infrastructures iraniennes ont été endommagées. L’Iran s’est doté d’une bombe atomique contre l’économie mondiale. Il dicte ses vues aux Américains qui abandonnent Israël. Les pays du Golfe ont été bombardés par l’Iran. Ils devront payer les réparations selon les Américains. Cette paix achetée par Trump fait de l’Iran la puissance régionale. Israël cherchera à rallumer le conflit pour reconquérir le cœur des Américains. Ses chances de succès sont minimes.

Précédent

Coupe du monde 2026 : le Ballon d'or en titre toujours maudit

Suivant

Coupe du monde 2026 : Allemagne – Côte d’Ivoire, les équipes probables