Les chefs d’État ouest-africains se sont réunis à Freetown. La 69e session ordinaire de la CEDEAO a eu lieu en Sierra Leone. Un nouveau président de l’organisation a été choisi. Il s’agit de Bassirou Diomaï Faye, chef de l’État sénégalais. Il succède à la tête de la conférence des dirigeants.
Un nouveau chef de la Commission de la CEDEAO a été nommé. Le général Biram Diop, également sénégalais, occupera ce poste jusqu’en 2030. Sa prise de fonction est prévue pour le 1er septembre prochain. Cette nomination s’inscrit dans une réforme institutionnelle plus large.
Les participants ont décidé de renforcer la sécurité collective. Une force conjointe antiterroriste sera mise sur pied. Cette mesure vise à lutter contre l’insécurité grandissante dans la région. L’organisation souhaite coordonner les actions militaires des États membres.
Les efforts de réintégration du Mali, du Burkina Faso et du Niger se poursuivent. Ces trois pays ont quitté la CEDEAO après des coups d’État. Les dirigeants veulent les ramener au sein de l’institution. La diplomatie est privilégiée pour y parvenir.
Un accent particulier a été mis sur l’indépendance financière de la CEDEAO. L’organisation veut réduire sa dépendance aux bailleurs extérieurs. Des réformes budgétaires et fiscales sont prévues. L’intégration économique régionale reste une priorité affirmée.
Les pays membres ont signé un accord intergouvernemental sur le gazoduc Atlantique. Ce projet relie le Nigeria au Maroc. Il doit approvisionner en gaz plusieurs nations ouest-africaines. L’infrastructure énergétique est jugée stratégique pour le développement.
Le sommet s’est tenu dans un contexte difficile. La CEDEAO cherche à maintenir son unité. Elle doit aussi répondre aux défis sécuritaires et politiques. Le nouveau président de la Commission a énoncé ses priorités.
Il s’agit de la souveraineté, de la sécurité et du développement de la région. Ces axes guideront son action à la tête de l’institution. Les prochains mois montreront si ces engagements se concrétisent.






