Le groupe bancaire panafricain Ecobank a dévoilé un plan de financement de 3 milliards de dollars. Cette somme sera déployée sur trois ans. L’objectif est de soutenir les échanges commerciaux entre pays africains. L’annonce a eu lieu lors du sommet Africa Forward, en marge de l’Africa CEO Forum 2026.
Cette enveloppe vise à accompagner la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Selon la direction du groupe, basé à Lomé, le but est double. Il s’agit de stimuler le commerce intra-africain. Il faut aussi structurer des flux transfrontaliers solides face aux chocs mondiaux.
La banque considère la transformation agricole comme essentielle. Le secteur agricole est un pilier des économies subsahariennes. À Nairobi, Ecobank a signé une alliance stratégique avec l’AGRA (Alliance for a Green Revolution in Africa). Ce partenariat cherche à réduire les risques du financement agricole. Des solutions de crédit seront proposées aux PME de onze pays africains. Les femmes et les jeunes seront prioritaires.
Ecobank connectera son programme Ellevate aux plateformes de l’AGRA, Value4HER et YEFFA. L’objectif est de professionnaliser la filière agricole. Il s’agit de passer d’une économie de subsistance à un secteur d’investissement. Par ailleurs, le groupe a renforcé sa collaboration avec Proparco, filiale de l’Agence française de développement. Un premier programme de garantie de 35,2 millions de dollars a été lancé. Il repose sur les dispositifs ARIZ et EURIZ. Ce programme facilitera l’accès au crédit pour les micro et petites entreprises agricoles. À terme, cette coopération pourrait mobiliser jusqu’à 300 millions de dollars.
L’intégration continentale reste la priorité affichée. Cependant, Ecobank maintient une présence internationale. La banque cible les corridors commerciaux sino-africains et indo-africains. Ce rapprochement avec les marchés asiatiques répond à un besoin stratégique. Il permet de diversifier les sources de refinancement à long terme. Il facilite aussi les transactions des clients à l’échelle mondiale.
« La croissance de l’Afrique nécessite une exécution à grande échelle. C’est du capital effectivement déployé dans l’économie réelle, qui finance l’alimentation, les moyens de subsistance et la création de valeur locale », a déclaré Jeremy Awori, directeur général du groupe Ecobank.






