Dr Ousmane Ouédraogo alerte sur les troubles alimentaires au Burkina

Les troubles du comportement alimentaire progressent au Burkina Faso. Le Dr Ousmane Ouédraogo, nutritionniste, en constate l’augmentation. Il note aussi une sous-estimation de leur ampleur réelle. Ces pathologies incluent l’anorexie mentale et la boulimie. L’hyperphagie boulimique fait aussi partie de la liste. Le trouble de la rumination est moins fréquent. Le grand public les connaît mal selon le spécialiste.

Le Dr Ousmane Ouédraogo enseigne la nutrition humaine. Il définit ces troubles simplement.

Les troubles de l’alimentation sont des pathologies caractérisées par des perturbations persistantes du comportement alimentaire et une préoccupation excessive concernant le poids ou l’image corporelle.

L’anorexie mentale provoque une privation alimentaire stricte. Elle dure souvent plusieurs mois. Elle peut même persister des années. La personne mange très peu. Une préoccupation sur son image motive ce refus. L’entourage ou un trouble psychologique en sont des causes.

La boulimie présente un tableau inverse. La personne mange de façon excessive. Elle ne se préoccupe pas de sa corpulence. Son objectif principal est de manger. Des crises alimentaires marquent ce trouble. Elles peuvent être suivies de comportements compensatoires. Les vomissements provoqués en sont un exemple. L’usage de laxatifs accélère parfois la digestion. On distingue la boulimie avec compensations. La boulimie sans compensation existe aussi.

La prise de poids n’est pas toujours liée à ces troubles. Plusieurs aspects expliquent une prise de poids. Manger plus que les besoins du corps en est un. Le manque d’exercice physique en est un autre. La génétique expose certaines personnes. Elles prennent du poids plus facilement. Des facteurs psychologiques influencent aussi le poids. L’état émotionnel joue un rôle certain. La colère ou la joie peuvent avoir un impact.

Des signes doivent alerter l’entourage. Le refus de manger est un signal important. Sauter fréquemment des repas en est un autre. L’adoption de régimes stricts sans raison médicale aussi. Un tri excessif des aliments peut indiquer un problème. Manger en cachette est un comportement révélateur. Manger très peu en public doit interroger. Une perte de poids rapide est inquiétante. Une prise de poids inexpliquée l’est également.

L’obsession du poids ou de la silhouette est un signe. Une perception déformée du corps en est un autre. L’anxiété autour des repas est à observer. Un stress intense peut accompagner les repas. L’irritabilité ou la tristesse sont des indices. Des signes de dépression peuvent apparaître. Des vomissements provoqués après les repas sont clairs. L’utilisation excessive de laxatifs est un signal fort. Ces éléments doivent attirer l’attention. Ils nécessitent une consultation auprès de spécialistes.

La situation au Burkina Faso est particulière.

On observe à la fois une augmentation des troubles du comportement alimentaire comme l’anorexie mentale et une forte sous-estimation de leur ampleur.

Une insuffisance de diagnostic explique ce phénomène. La normalisation de comportements atypiques y contribue. L’ignorance de ces troubles alimentaires aussi. Le diagnostic intervient souvent à un stade avancé. La situation s’aggrave généralement avant l’identification. L’orientation vers des spécialistes est alors tardive. Ces troubles passent souvent inaperçus longtemps. Le manque d’information et de sensibilisation est flagrant.

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