Le ministre burkinabè des Affaires étrangères a rencontré l’envoyée spéciale suisse. L’entretien s’est déroulé mercredi matin à Ouagadougou. Karamoko Jean Marie Traoré a reçu Cédrine Beney. Cette dernière souhaitait connaître la situation au Sahel. La diplomate suisse voulait adapter la coopération de son pays. Elle a mentionné les liens avec la Confédération des États du Sahel.
Les discussions ont porté sur la sécurité régionale. Elles ont aussi abordé les relations entre le Burkina Faso et ses voisins. Les rapports entre l’AES et certains États ont été évoqués. Le ministre a donné son point de vue sur la sécurité. Il a affirmé que la situation s’améliore. Il a critiqué certains médias qui diffusent des informations contraires. Il a dénoncé un récit erroné sur le Sahel. Certains États offrent des espaces médiatiques aux groupes armés.
« L’instabilité est devenue un business et ceux qui en tirent profit ne sont pas les États déstabilisés mais des acteurs externes qui arment et financent les terroristes », a déclaré le chef de la diplomatie burkinabè.
Malgré ces difficultés, une reprise en main est en cours. Un cadre de coopération se met en place avec les organisations régionales. La Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel joue un rôle. Le Médiateur de la CEDEAO auprès de l’AES contribue aussi à cette dynamique. Karamoko Jean Marie Traoré a salué toute action sincère en faveur du Sahel. Il a insisté sur la nécessité de montrer la réalité de cette région. Le Sahel possède des potentialités importantes.
À la fin de la rencontre, Cédrine Beney s’est dite mieux informée. Elle a partagé avec les responsables burkinabè certaines activités futures. La Suisse veut les mener avec la Confédération des États du Sahel. L’objectif est de renforcer les relations entre les deux parties.






