Diomaye Faye prévient les Sénégalais sur des temps difficiles

Le 2 mai dernier, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’est adressé à la presse. Il a annoncé une période économique difficile pour le pays. Cette déclaration intervient peu après l’adoption de la loi dite « Sonko » par le Parlement. Le chef de l’État a invité les citoyens à se préparer à des jours compliqués. Il a expliqué que la conjoncture internationale est la cause principale de cette situation. Les facteurs internes jouent aussi un rôle, selon lui.

Cette sortie a suscité des réactions contrastées. Thierno Bocoum, leader du parti AGIR-LES LEADERS, a exprimé sa déception. Il a estimé que l’intervention présidentielle a laissé

« un goût d’inachevé »

. Bocoum reproche au président d’être resté

« évasif »

sur plusieurs sujets importants. D’autres observateurs pensent que Diomaye Faye a fait un aveu d’impuissance. En exposant les difficultés du pouvoir, il montre qu’il n’a pas de solutions durables. Cela pourrait provoquer déception ou colère chez les Sénégalais, surtout après une campagne électorale axée sur le changement.

La récente crise universitaire illustre ce mécontentement. Après la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba, des citoyens ont exprimé leur déception. Ils estiment que le gouvernement n’a pas tenu ses promesses. La querelle de leadership entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko est pointée du doigt. Au lieu de travailler ensemble, les deux hommes semblent se livrer à une rivalité. Cela relègue au second plan les aspirations du peuple.

Diomaye Faye a critiqué la loi qui permettrait à Sonko d’être candidat à la présidentielle. Il a toutefois assuré que Sonko conserve sa confiance et reste à son poste. Mais personne n’est dupe, selon certains analystes. Le torchon brûle toujours entre les deux hommes. Ils gagneraient à raison garder, au risque de se nuire mutuellement. Un clash n’arrangerait ni l’un ni l’autre, ni le parti PASTEF.

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