La deuxième édition de la Semaine de la fraternité de l’Alliance des États du Sahel (AES) s’est achevée le 1er mai 2026. La cérémonie de clôture a eu lieu à la Maison de la culture Mgr Anselme Titianma Sanon à Bobo-Dioulasso. Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a présidé l’événement. Des troupes du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont offert des prestations artistiques variées.
Cette semaine culturelle s’est déroulée en marge de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture 2026. Pendant plusieurs jours, artistes, artisans, intellectuels et autorités politiques ont partagé un espace d’expression et de dialogue. Le Burkina Faso a remis des attestations de reconnaissance aux délégations malienne et nigérienne.
Le ministre Gilbert Ouédraogo a salué la portée diplomatique et symbolique de l’événement. Selon lui, la mobilisation des participants montre une volonté commune de consolider l’intégration souveraine par la culture.
« Ce que nous avons construit ici dépasse largement le cadre d’un simple programme exécuté avec succès. Il s’agit d’une dynamique collective, d’un élan partagé et d’une volonté affirmée d’avancer ensemble », a-t-il déclaré.
Le ministre a insisté sur le rôle central de la jeunesse dans la pérennité du projet confédéral. Il a également rendu hommage aux femmes, qu’il a qualifiées de piliers de la transmission des valeurs culturelles. Les stands des pays ont révélé la richesse des patrimoines culturels et touristiques. Les espaces gastronomiques ont mis en lumière les savoir-faire culinaires locaux.
Des panels en milieu universitaire ont approfondi les échanges sur le rôle de la culture dans la cohésion sociale. Ces rencontres ont renforcé le dialogue entre les institutions culturelles des pays membres. Le ministre a souligné la nécessité de traduire les engagements en actions concrètes, notamment par la mise en œuvre du mémorandum d’entente signé lors de la première édition. Il s’agit de faciliter la circulation des artistes et des œuvres, de structurer les filières culturelles et de promouvoir les produits du terroir.
Alamouta Dagnoko, conseiller technique du ministère de la Culture du Mali, a salué l’hospitalité du peuple burkinabè.
« La diversité de nos expressions culturelles est une richesse. Elle doit nous amener à privilégier ce qui nous unit plutôt que ce qui nous divise », a-t-il affirmé.
Idrissa Ousmane Nahantchi, directeur du patrimoine culturel du Niger, a relevé les avancées en matière d’intégration culturelle. Selon lui, cette semaine a offert aux peuples du Sahel une occasion de mieux se connaître et de renforcer leurs liens. La délégation nigérienne a exprimé sa reconnaissance pour l’accueil chaleureux. Cette édition a favorisé des rencontres humaines et des échanges directs entre acteurs culturels. Elle a posé les bases d’une coopération culturelle durable, fondée sur la confiance mutuelle.






