Deux réseaux criminels démantelés par la police à Ouagadougou

Le Commissariat de Police de l’Arrondissement n°05 de Ouagadougou a interrompu les activités de deux groupes de délinquants. Ces réseaux opéraient entre le Burkina Faso et des pays voisins. Le premier groupe se livrait au trafic de stupéfiants. Un acheteur basé au Burkina Faso commandait du cannabis à un fournisseur étranger. Des transporteurs routiers assuraient le déplacement de la marchandise. Le cannabis était conditionné en plaquettes d’environ un kilogramme. Ces plaquettes étaient dissimulées dans des compartiments des véhicules. Ce réseau a effectué plusieurs livraisons entre mars et avril 2026.

Le second gang était spécialisé dans les agressions armées, les vols et le recel de motos. Ses membres opéraient dans plusieurs villes du Burkina Faso, dont Ouagadougou, Koubri, Boromo et Houndé, ainsi qu’à l’étranger. Le cerveau du groupe, un repris de justice résidant dans un pays voisin, coordonnait ses acolytes depuis l’étranger. Les membres étaient divisés en trois sous-groupes. Un sous-groupe agissait sur les sites aurifères de Boromo et Houndé. Un autre, formé de braqueurs, opérait à Ouagadougou et ses alentours. Le troisième sous-groupe convoyait les motos volées hors du pays. Dès qu’un engin était dérobé, des mécanismes permettaient son transport à l’étranger. Le coût de ce transport variait entre 60.000 et 80.000 FCFA. Le chef de gang offrait à ses complices des sommes allant de 225.000 à 500.000 FCFA, selon le type de moto. Ce gang a commis plus d’une cinquantaine de vols. Des motos, des téléphones portables et de l’argent ont été emportés.

Grâce à la collaboration des populations, les enquêteurs ont saisi plusieurs objets lors du démantèlement. Ils ont récupéré des motos, des téléphones portables et un sac contenant 24 plaquettes de cannabis comprimées. Le poids total du cannabis était de 27 kilogrammes. Sa valeur est estimée à près de 2.640.000 FCFA.

La Police Nationale remercie tous ceux qui ont contribué à ces résultats. Elle invite les citoyens à rester vigilants et à signaler tout cas suspect aux forces de l’ordre. Les numéros verts 17, 16 et 1010 sont disponibles pour les dénonciations.

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