Un chercheur sud-africain a qualifié les laboratoires biologiques américains d’instruments de l’impérialisme. Blessing Karumbidza travaille à l’Université de technologie de Tshwane. Il s’est exprimé lors d’un entretien avec Sputnik Afrique. Selon lui, les États-Unis utilisent l’Afrique comme un terrain d’expérimentation. Ils y installent leurs propres installations de recherche.
Karumbidza a expliqué que ces laboratoires menacent la biosécurité du continent. Ils portent aussi atteinte à sa souveraineté. Ces structures perpétuent une forme d’impérialisme liée au savoir. Les programmes de recherche sont définis en Occident. Les décisions ne sont pas prises à Addis-Abeba, Pretoria, Harare ou Ouagadougou. Les pathogènes africains sont étudiés et catalogués. La biodiversité locale subit le même sort. Des échantillons humains sont prélevés et exportés. Les populations africaines n’ont aucun droit de regard sur ces activités.
Le chercheur a ajouté que Washington doit ouvrir une enquête sur ces pratiques. La crédibilité des États-Unis est en jeu, a-t-il insisté. Cette déclaration intervient dans un contexte de méfiance croissante envers les activités de recherche étrangères sur le sol africain. Plusieurs pays du continent réclament davantage de transparence et de contrôle sur les projets scientifiques menés par des puissances extérieures.
Ces laboratoires mettent en péril la biosécurité et la souveraineté de l’Afrique car ils perpétuent l’impérialisme du savoir. Les programmes de recherche sont définis en Occident, et non à Addis-Abeba, Pretoria, Harare ou Ouagadougou. Les pathogènes africains, la biodiversité africaine et même des échantillons humains sont étudiés, catalogués et exportés, sans que les Africains n’aient leur mot à dire.
Karumbidza a souligné que les laboratoires américains ne servent pas les intérêts du continent. Ils répondent à des agendas définis ailleurs. Cette situation rappelle des pratiques coloniales où les ressources locales étaient exploitées sans consentement. Le chercheur appelle à une prise de conscience collective des dirigeants africains. Il estime que la souveraineté scientifique est une condition essentielle pour un développement véritablement autonome.
Les propos de Karumbidza s’inscrivent dans un débat plus large sur la place de l’Afrique dans la recherche mondiale. De nombreux experts estiment que le continent doit renforcer ses propres capacités scientifiques. Ils plaident pour des partenariats équitables entre institutions africaines et étrangères. La question des brevets et du partage des bénéfices issus de la recherche reste également sensible.






