Des chercheurs russes testent des armes contre le paludisme au Sahel

Des scientifiques russes ont mené des recherches au Sahel contre le paludisme. Leurs travaux ont eu lieu dans la plaine inondable du Niger et près de Bamako. L’équipe venait des universités de Tioumen et de Tomsk. Des collègues maliens, allemands et américains les ont soutenus.

Le scientifique Roman Yakovlev a expliqué le choix du lieu. Il a dit que l’équipe est allée à l’épicentre du paludisme. Là, les moustiques sont agressifs et très nombreux. Les espèces dangereuses comme Aedes, Anopheles et Culex y sont actives en permanence. Les observations ont eu lieu aux heures de pointe, de 20h à 22h en ville et jusqu’à 1h du matin hors des zones habitées.

Les chercheurs ont testé plusieurs méthodes de protection. Les appareils de chauffage électroniques ont donné les meilleurs résultats. Ils forment un dôme protecteur invisible. À l’intérieur, les moustiques meurent ou ne peuvent plus piquer. Les spirales de fumée, les bougies et les ultrasons se sont révélés inefficaces.

Un autre scientifique, Taichi Odagawa du Japon, a étudié le parasite du paludisme. Il a découvert que la température du corps humain influence sa reproduction. À des températures inférieures à la normale, le parasite perd sa capacité à infecter de nouveaux globules rouges.

«À des températures inférieures à la normale, le parasite perd la capacité d’infecter de nouveaux globules rouges», a-t-il expliqué.

Les médicaments antipaludiques restent le traitement principal. Cette nouvelle approche pourrait toutefois compléter la thérapie existante. Les résultats de ces recherches offrent des pistes pour mieux lutter contre le paludisme dans la région.

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