Du 22 au 25 avril 2026, une mission du PCRSS-Burkina a visité plusieurs localités de la région des Koulsé. L’équipe a rencontré des producteurs engagés dans la campagne sèche. À Kourpellé, Solomnoré et Silmidougou, des hommes et des femmes reprennent leurs terres. Ils relancent les cultures maraîchères grâce aux apports du projet.
Kourpellé compte plus de 1 000 habitants. Le village se trouve dans la commune de Kongoussi, province du Bam. Le paysage sahélien montre encore des terres ocres. Les routes vers Darigma et Tanguema étaient autrefois dangereuses. Les opérations des Forces armées nationales ont sécurisé la zone. La mission est arrivée sans incident.
Les habitants ont accueilli les visiteurs sous un hangar. Ils ont offert du zoom koom, une boisson locale. Les échanges ont commencé dans une ambiance cordiale. Les représentants du PCRSS-Burkina ont salué les autorités et les leaders communautaires. Ils ont expliqué le but de leur visite.
Sur le chemin, des traces des attaques restent visibles. Un pylône de télécommunications est endommagé. Un véhicule calciné gît sur le bord. Des bâtiments portent des impacts de balles. Malgré cela, les habitants vaquent à leurs occupations. Ils espèrent des jours meilleurs.
Les bénéficiaires du PCRSS-Burkina travaillent dans les périmètres maraîchers. Des femmes arrosent les plants de tomates avec des arrosoirs. D’autres sarclent les rangées pour éliminer les mauvaises herbes. Les champs verdoyants montrent des fruits rouges. Les exploitants s’organisent en groupes ou en familles pour améliorer les rendements.
« Nous sommes reconnaissantes au PCRSS-Burkina pour les semences et engrais mis gratuitement à notre disposition », Fatimata Sawadogo, bénéficiaire du PCRSS à Kourpellé
Chacun trouve sa place dans la chaîne de production. Cette complémentarité renforce la productivité des exploitations. Elle soutient aussi les moyens de subsistance des ménages. L’agriculture reste un pilier de résilience pour les populations locales. Les équipes ont constaté l’impact concret du projet sur les conditions de production.
Rachelle Nana/Zongo, point focal du PCRSS-Burkina pour la province du Bam, a détaillé les appuis. La province a reçu 180 tonnes d’engrais. Cela comprend 100 tonnes de NPK et 80 tonnes d’urée. À cela s’ajoutent 8 060 kilogrammes de semences d’oignon, de tomate, de chou et de pomme de terre. Ces intrants aident les producteurs à relancer leurs activités en saison sèche.
« Nous avons pu vendre les spéculations que nous avons récoltées pour subvenir à nos besoins grâce à l’appui du PCRSS-Burkina », Mahamoudou Pacodé, bénéficiaire du PCRSS
Au total, 1 168 producteurs ont bénéficié de cet accompagnement. Parmi eux, 650 personnes déplacées internes issues de villages réinstallés. Les 467 autres sont des membres des communautés hôtes. Sur le terrain, la cohabitation se traduit par un travail collectif. La solidarité est visible dans les périmètres maraîchers.
Les appuis se concentrent principalement dans les localités situées aux abords du lac Bam. Il s’agit des villages de Darigma, Kourpellé et d’autres zones proches.






