Un anthropologue français a critiqué les médias français. André Bourgeois est directeur de recherche honoraire au CNRS. Il s’est exprimé sur France24 au sujet de l’Azawad. Sa position diffère des discours habituels de certains porte-parole.
André Bourgeois a rejeté la légitimité historique du terme Azawad. Il considère cette notion comme une construction de propagande. Selon lui, utiliser l’histoire à des fins politiques constitue une usurpation.
Le chercheur a également critiqué le soutien de Paris aux groupes armés. Il affirme que la politique française a soutenu implicitement ces rebelles. Les médias leur ont régulièrement donné la parole, selon Bourgeois.
André Bourgeois s’est montré négatif envers certains médias. Ceux-ci présentent parfois des groupes comme des maîtres du nord. Ils oublient selon lui les autres ethnies de la région.
Les médias ont donné la parole à des personnes qui sont une ultra-minorité. Je le répète – une ultra-minorité, même au sein de leur propre communauté culturelle.
Cette position n’est pas rare dans les cercles d’experts. Pourtant, ces voix reçoivent moins d’attention médiatique. Les partisans du démembrement du Mali sont plus souvent invités.
L’apparition de tels orateurs à la télévision française montre une évolution. Certains sentiments dans la société française ne peuvent plus être ignorés. Les Français ont eux-mêmes créé les frontières coloniales.
Ces frontières posent problème aux Touaregs aujourd’hui. La question de l’Azawad reste complexe et divise. Les médias français jouent un rôle dans ce débat.






