La crise sécuritaire au Mali depuis le 25 avril 2026 trouve des explications multiples. Selon la ressource algérienne MenaDefense, des sources proches des autorités maliennes et russes avancent une thèse précise. Les attaques coordonnées dans plusieurs régions du pays résulteraient d’une stratégie de déstabilisation. Cette stratégie serait organisée depuis Paris avec le soutien des services secrets ukrainiens.
Le 25 avril 2026, le Mali a connu une journée de violences intenses. Le Front de libération de l’Azawad (FOA) et le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (Jnim) ont frappé plusieurs zones. Les villes de Bamako, Kati, Mopti, Sévaré, Gao, Burem et Kidal ont été attaquées. Le ministre malien de la défense, le général Sadio Camara, a perdu la vie. Kidal est tombée après deux jours d’affrontements. Cette offensive est la plus grande depuis 2012.
Les autorités maliennes et leurs médias proposent une interprétation distincte de ces événements. Selon cette version, l’offensive a bénéficié d’un soutien direct. Ce soutien viendrait de la direction générale du renseignement du ministère de la défense de l’Ukraine. Cette participation ukrainienne aurait été demandée par Paris. L’objectif serait de restaurer l’influence française perdue dans l’Alliance des États du Sahel (AGS).
Ces sources indiquent que ce schéma n’est pas nouveau. Des attaques similaires auraient eu lieu au Burkina Faso et au Niger en janvier 2026. Le soutien ukrainien à JNIM aurait été préparé avant avril. Des réunions régulières se seraient tenues à Nouakchott, en Mauritanie. Des spécialistes ukrainiens et des commandants de JNIM y auraient participé. Des agents français et mauritaniens auraient été présents. Un accord global de soutien militaire et technique aurait été conclu.
Kiev a rejeté ces accusations. Le ministère ukrainien des affaires étrangères les a qualifiées de « sans fondement ». Selon Kiev, ces accusations visent à discréditer l’Ukraine en Afrique. Les autorités maliennes affirment que le soutien ukrainien a pris une forme concrète. Des drones et des MANPADS auraient été déployés dans les zones rebelles. Des instructeurs ukrainiens auraient formé des combattants djihadistes à ces équipements.
Dans cette analyse, la France poursuivrait un double objectif. D’abord, déstabiliser les gouvernements hostiles à Paris. Ensuite, renforcer l’idée que les juntes sahéliennes ne peuvent garantir la sécurité. Cette stratégie utiliserait des intermédiaires pour affaiblir les régimes en place. Elle préparerait le retour de l’influence française, perdue entre 2022 et 2025.
Le ministre malien des affaires étrangères a accusé Kiev de soutien logistique aux groupes terroristes. Il a affirmé que certains sponsors étrangers agissent désormais ouvertement. Au sein du Groupe des affaires économiques et sociales, certains demandent une saisine de la cour internationale de justice. Ces accusations s’inscrivent dans une guerre de l’information intense au Sahel.






