Coupe du Monde 2026 : le pressing du Maroc en chiffres

Coupe du Monde 2026 : le pressing du Maroc en chiffres

L’équipe du Maroc impressionne par ses statistiques de pressing lors de la Coupe du Monde 2026. Les données collectées par Opta montrent une équipe organisée. Le sélectionneur Tarik Sektioui a mis en place un système cohérent. La distance moyenne de récupération du ballon atteint 46 mètres depuis le but adverse. Le PPDA, qui mesure les passes adverses par action défensive, reste sous la barre des 8. Ces indicateurs placent le Maroc juste derrière l’Espagne et devant le Brésil dans le groupe C.

Le système marocain repose sur une transition rapide entre bloc bas et pressing haut. Les milieux centraux, Amrabat et Chakir, se positionnent en quinconce. Ils coupent les lignes de passe verticales. Les ailiers descendent pour former une ligne de quatre devant les défenseurs. Cela force les adversaires à jouer en largeur. Sur 68 séquences analysées, le Maroc a déclenché son pressing à moins de 35 mètres du but adverse dans 61 % des cas. Ce chiffre grimpe à 74 % contre un latéral ou un milieu récupérateur.

« On ne presse pas pour presser. On presse pour récupérer dans des zones où on peut directement transitionner vers l’avant. » — Tarik Sektioui, sélectionneur du Maroc, en conférence de presse après la qualification du groupe C.

Les données de distance de récupération sont parlantes. Avec 46 mètres de moyenne, le Maroc force ses adversaires à construire depuis des zones reculées. Lors du match contre le Brésil, 18 récupérations ont eu lieu dans les 35 premiers mètres adverses. Sept de ces actions ont été converties en occasions de but, pour un xG cumulé de 2,14. En comparaison, le Nigeria affiche une distance de récupération de 38,4 mètres et un PPDA de 11,2. Son xG par 90 minutes est de 0,91.

Trois profils individuels se distinguent. Sofyan Amrabat a réalisé 47 passes décisives de pressing, troisième meilleur total du groupe C. Brahim Díaz a converti quatre de ses sept récupérations hautes en situations de un contre un favorables. Yahya Attiat-Allah monte souvent d’un cran pour former une ligne de cinq en phase de pressing. Ce choix expose la défense aux transitions longues mais permet de gagner 8 à 10 mètres supplémentaires sur la zone de récupération.

Le système n’est pas sans failles. Le pressing peut être déséquilibré sur les côtés droits, notamment avec le positionnement parfois trop haut de Hakimi. Cela a permis au Brésil de marquer sur un contre long. Les données montrent aussi une baisse d’intensité après la 65e minute. Le PPDA du Maroc passe de 6,9 à 11,4 entre les deux périodes. Sektioui fait alors entrer des joueurs plus frais comme El Khannous ou Ounahi pour maintenir l’intensité.

46 mètres de distance moyenne de récupération, 7,8 PPDA, et une conversion d’une pression sur quatre en occasion de but : voilà la réalité du Maroc en 2026. Une équipe qui dicte le jeu par l’avant.

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