Le Maroc a terminé deuxième du Groupe C. Ce groupe comprenait le Brésil, l’Écosse et Haïti. La sélection de Walid Regragui a obtenu sept points. Elle a gagné deux matches et fait un nul. Aucune défaite n’a été concédée. Contre le Brésil, le score fut de 1-1. Vinícius Júnior et Raphinha ont été neutralisés. Une victoire sobre face à l’Écosse (1-0) a suivi. Un match offensif contre Haïti (4-2) a scellé la qualification.
En trente-deuxièmes de finale, le Maroc a affronté les Pays-Bas. La rencontre s’est achevée sur un score de 1-1. Les Lions de l’Atlas ont gagné aux tirs au but (3-2). Yassine Bounou a été déterminant lors de cette séance. Le 4 juillet, en huitième de finale, le Canada a été battu 3-0. La domination marocaine a été totale pendant quatre-vingt-dix minutes.
Le quart de finale s’est déroulé à Boston le 9 juillet. La France de Kylian Mbappé était l’adversaire. Les Bleus ont ensuite atteint la finale du tournoi. Le Maroc a bien résisté et fait douter son rival. Mais deux buts français ont mis fin au rêve marocain. La France a perdu en demi-finale contre l’Espagne. L’Espagne a remporté le trophée le 19 juillet face à l’Argentine.
Cette élimination n’efface pas le chemin parcouru. Depuis le 10 décembre 2022, le football africain a changé. Le Maroc était alors devenu le premier pays africain en demi-finale d’une Coupe du Monde. Une victoire 1-0 contre le Portugal de Cristiano Ronaldo avait marqué les esprits. Achraf Hakimi en larmes dans les bras de sa mère reste une image forte.
Regragui a construit une équipe qui ne joue plus pour l’honneur. Cette sélection veut gagner, pas seulement participer. Contre le Brésil, les Pays-Bas et le Canada, le Maroc a imposé son jeu. L’Afrique ne se présente plus comme une invitée en Coupe du Monde. Elle vient pour dicter le rythme des rencontres.
Le continent conserve des souvenirs émouvants. Le Cameroun a battu l’Argentine en 1990. Le Sénégal a vaincu la France en 2002. Le Ghana a perdu contre l’Uruguay en 2010 sur une main litigieuse. L’Algérie a poussé l’Allemagne en prolongation en 2014. Le Maroc est l’héritier de cette histoire. Il en est le maillon le plus solide par sa constance.
La question se pose à Dakar, Abidjan, Alger et Johannesburg. L’Afrique a-t-elle progressé ou le Maroc a-t-il avancé seul ? Dix sélections africaines ont débuté la compétition, un record dû au format à 48 équipes. Neuf ont passé la phase de groupes, soit 90 % de réussite. Aucune autre confédération n’a fait mieux. La Tunisie a été éliminée au premier tour à cause d’un tirage difficile.
Mais au tour suivant, sept équipes africaines sur neuf ont perdu. Le Sénégal a cédé face à la Belgique (2-3). La RD Congo a plié contre l’Angleterre (1-2). Le Ghana, le Cap-Vert, l’Algérie, la Côte d’Ivoire et l’Afrique du Sud ont aussi été éliminés. Ces défaites montrent que la profondeur d’effectif et la gestion des moments-clés restent des faiblesses. L’Égypte de Mohamed Salah a franchi un tour avant de buter en huitième. Salah n’a jamais dépassé ce stade en Coupe du Monde.
Seul le Maroc a atteint les quarts de finale. Il a éliminé un champion d’Europe en titre, les Pays-Bas. Il a fait trembler la France, finaliste du tournoi. Le Maroc est-il une exception ou une avant-garde ? La réponse se situe entre les deux. Cette équipe montre la voie par sa discipline tactique et sa confiance collective. Mais le chemin reste long pour les autres nations africaines.
Le 19 juillet 2026, Ferran Torres a soulevé le trophée au MetLife Stadium. L’Afrique n’était plus sur le terrain. Pourtant, elle n’était pas loin. Le Maroc a quitté la compétition la tête haute. En 2030, quand une partie de la Coupe du Monde pourrait se jouer sur le continent, il ne s’agira plus de participation. Il s’agira de conquête.





