Le tribunal de Ouagadougou a jugé quatorze affaires de corruption et de détournement. Cette session s’est déroulée de la mi-mai à la fin mai 2026. Le parquet a publié les résultats le premier juin. Quarante-sept personnes étaient poursuivies pour divers délits financiers. Les chefs d’accusation incluaient le blanchiment d’argent et la concussion. Les juges ont prononcé des peines allant jusqu’à cinq ans de prison ferme. Les amendes totalisent plusieurs millions de francs CFA.
Le docteur Jacques Boa travaillait au centre hospitalier régional de Fada N’Gourma. Ce stomatologiste et chirurgien maxillo-facial était poursuivi pour concussion et escroquerie. Le tribunal l’a relaxé pour l’escroquerie. Il a été reconnu coupable de concussion. La peine est de douze mois d’emprisonnement avec sursis. Une amende ferme de deux millions de francs CFA a été ajoutée.
Le ministère public a immédiatement fait appel de ce verdict. Le procureur a rappelé les devoirs des agents publics. Il a insisté sur le respect strict des obligations professionnelles. Il a aussi salué le travail de la chaîne pénale. Cette session a montré la détermination des autorités judiciaires. La lutte contre la corruption reste une priorité au Burkina Faso.
Les faits reprochés à Jacques Boa concernent des actes commis à l’hôpital. La concussion est un abus de fonction pour exiger un paiement indu. L’escroquerie implique une tromperie pour obtenir un bien. Le tribunal a estimé que seul le premier délit était prouvé. La décision en appel pourrait modifier la peine. L’affaire illustre les efforts de répression des infractions économiques.






