La Côte d’Ivoire affiche sa volonté de renouer la coopération sécuritaire avec le Mali et le Burkina Faso. Cette position a été exprimée mardi 16 juin par Téné Birahima Ouattara. Le vice-Premier ministre ivoirien s’est exprimé en marge du salon Eurosatory en France.
Il a estimé que la lutte contre le terrorisme ne peut être gagnée par un seul État. « Il faut une collaboration et une mutualisation des forces », a-t-il déclaré. Il s’est dit prêt à reprendre les opérations conjointes avec les deux pays voisins. Cette reprise dépendrait de la volonté de ces derniers.
Cette main tendue intervient dans un contexte de menace jihadiste persistante au Sahel. Les trois pays partagent des frontières communes et font face à des groupes armés. La coopération sécuritaire avait été suspendue depuis plusieurs mois.
Le gouvernement ivoirien souhaite donc relancer les échanges militaires. Cette décision vise à mutualiser les efforts contre l’insécurité régionale. Aucune réponse officielle n’a encore été donnée par Bamako ou Ouagadougou.
Les relations entre la Côte d’Ivoire et ses voisins du Sahel ont connu des tensions récentes. Le contexte politique a compliqué les collaborations antérieures. Abidjan propose désormais une approche collective face à la menace.
Cette annonce pourrait ouvrir la voie à une nouvelle dynamique sécuritaire. Les populations des zones frontalières attendent des mesures concrètes. La reprise des patrouilles communes serait un premier signal fort.
Le vice-Premier ministre a insisté sur la nécessité d’une action coordonnée. Il a rappelé que les groupes jihadistes exploitent les divisions entre États. Une réponse unifiée serait plus efficace selon lui.
Les détails opérationnels de cette reprise restent à définir. Les autorités ivoiriennes se disent ouvertes au dialogue. Elles espèrent que le Mali et le Burkina Faso accepteront cette proposition.
« Il faut une collaboration et une mutualisation des forces », a-t-il affirmé.
Cette déclaration marque un changement de ton dans la diplomatie régionale. La Côte d’Ivoire cherche à rétablir des liens de confiance. La sécurité collective reste un enjeu majeur pour toute la sous-région.






