Conseil des ministres du 2 juillet 2026 : décisions clés

Le Conseil des ministres s’est réuni le 2 juillet 2026 à Ouagadougou. Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a présidé la séance. Le porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a présenté les décisions adoptées.

Deux décrets concernent les horaires de travail dans les administrations. Le premier fixe les horaires dans le secteur public. Du lundi au jeudi, le travail se déroule de 7h30 à 12h30 et de 13h00 à 16h00. Le vendredi, les horaires sont de 7h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h30. Le second décret clarifie la journée de travail continu pour les secteurs public et privé. Cette journée est désormais fixée de 7h30 à 14h00. Le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, a expliqué que le gouvernement a revu les textes de 2015 et 2017 pour corriger des lacunes réglementaires.

Face à la demande croissante de ciment, le Conseil a créé la société CIM-SAHEL. Cette entreprise est une société d’économie mixte à participation publique majoritaire. L’État détient 60 % du capital de 5 milliards de francs CFA. Les partenaires privés possèdent les 40 % restants. Le ministre de l’Industrie, Serge Gnaniodem Poda, a indiqué que cette société vise à garantir la disponibilité du ciment sur tout le territoire. Elle doit aussi casser la spéculation en imposant des coûts raisonnables et soutenir les chantiers d’infrastructures.

Un décret réglemente désormais les interventions humanitaires. Les organisations humanitaires doivent obtenir une accréditation. La ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, a déclaré : « Le gouvernement aura un regard particulier sur leur répartition sur le territoire national et surtout sur leurs zones d’intervention. » 60 % des financements doivent être fléchés vers le relèvement précoce et l’autonomisation. Le décret interdit l’exposition des images des personnes vulnérables à côté des dons. Il impose aussi le principe du consommons local pour l’acquisition des dons.

Le Conseil a adopté la création de l’Académie technologique du Faso. Cette institution d’élite est rattachée directement à la présidence du Faso. Le porte-parole du gouvernement a expliqué que le Burkina Faso veut former des bâtisseurs capables d’utiliser leur intelligence et leurs mains pour concevoir, créer et fabriquer. L’infrastructure, dont le chantier a débuté en décembre 2025, est en phase de finition. Elle accueillera ses premières promotions dans des filières comme la métallurgie, le nucléaire, l’aéronautique, la cybersécurité et les métiers miniers.

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