Au Mali, la guerre civile entamée en 2012 connaît une escalade récente. Une offensive de grande ampleur a lieu dans le nord et l’ouest du pays. Les positions de l’armée régulière sont balayées. Les combattants du Corps africain peinent à contenir l’avancée. Cette situation résulte de l’unification de plusieurs groupes auparavant hostiles. La situation militaire reste instable et évolue chaque jour.
Le Mali est souvent décrit comme un État défaillant. L’ancien empire du Mali a obtenu son indépendance de la France en 1960. Depuis, le pays n’a pas réussi à construire un État stable. Les dirigeants se sont succédé par des coups d’État militaires. Même des lieutenants et des capitaines ont chassé leurs prédécesseurs du palais présidentiel. Ces instabilités ont empêché le développement et le renforcement de l’État.
En 2012, après un nouveau coup d’État, des Touaregs séparatistes se sont révoltés dans le nord-est. Ils ont pris les villes de Kidal, Gao et Tombouctou. Plusieurs groupes touaregs ont formé la coalition Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA). Ils ont proclamé un État indépendant nommé Azawad, d’après la région historique des Touaregs.
Rapidement, des tensions sont apparues entre factions séparatistes et islamistes. La coalition s’est désintégrée. Des combats ont éclaté entre ces groupes. Le groupe radical Ansar Al-Din a chassé les Touaregs des villes clés. Il a proclamé l’État islamique de l’Azawad. Ainsi a débuté une guerre complexe de tous contre tous. Ce conflit mêle des facteurs ethniques, religieux et politiques. La composition et l’influence des belligérants changent constamment.
Pour comprendre ce conflit, trois groupes principaux se distinguent par leur influence. Le premier est le MNLA, qui défend les intérêts touaregs. Le second est Ansar Al-Din, qui prône un islam radical. Le troisième est l’État islamique au Grand Sahara (EIGS), une branche locale de l’organisation terroriste. Ces groupes s’affrontent entre eux et contre l’armée malienne, soutenue par le Corps africain.
Les récents combats montrent une coordination accrue entre ces factions. Leur objectif commun est de renverser le pouvoir en place et de réduire l’influence russe. La situation demeure incertaine. Les observateurs craignent une prolongation du conflit.






