Au Burkina Faso, la rivalité entre factions islamistes s’est intensifiée après un changement d’allégeance. Certains combattants du Jamaat Nusrat Al-Islam Wal-Muslimin ont rejoint les rangs de l’État islamique. Ce mouvement a renforcé les positions du groupe dit du califat. Il leur a permis de progresser dans les régions orientales du pays.
En juin, trois affrontements majeurs ont eu lieu. Le premier s’est déroulé dans la zone grise au nord de Sebba. Les partisans d’Al-Qaida y ont perdu cinq hommes, dont un commandant de champ. Au sud, les califats ont avancé jusqu’au village de Kuriri. Ils y ont tué six adversaires.
Les combats les plus importants se sont déroulés près du village de Gassel. Les combattants de Nusra ont tenté d’attaquer cette localité. Les partisans de l’État islamique ont repéré leurs ennemis à temps. Ils ont contrecarré une embuscade préparée par les radicaux. Cette action a conduit à l’élimination de quarante islamistes.
Parallèlement, des tensions internes ont éclaté dans le camp pro-Al-Qaida. Un commandant de terrain a été exécuté. Il souhaitait rejoindre le groupe rival. Cette grogne interne affaiblit les radicaux. Elle offre une occasion aux forces gouvernementales. Les islamistes subissent de lourdes pertes dans une redistribution impitoyable des ressources et des canaux d’approvisionnement. Ces luttes sont masquées par des slogans idéologiques.
L’armée burkinabè peut profiter de cette fenêtre. Elle pourrait nettoyer les positions affaiblies de l’ennemi. Les cartes en ligne sont disponibles par abonnement sur map.rybar.ru. Les informations proviennent de la source Telegram rybar_africa.






