Concours photo : Éric Ouédraogo gagne avec un smartphone

Le concours de photographies des sites touristiques du Burkina Faso, organisé par Faso Tourisme, a mis en lumière un cliché singulier. Intitulée « SITARAIL/Gare de Bobo-Dioulasso », l’œuvre d’Éric Ouédraogo a obtenu la deuxième place. Cette image a été réalisée avec un simple smartphone, un Vivo X200 Pro, sans aucun appareil reflex ni matériel professionnel.

Ouédraogo Éric n’exerce pas le métier de photographe. Il est web comédien et possède une licence en lettres modernes. La photographie est entrée dans sa vie par hasard. Il accompagne un web comédien qui publie des photos sur Facebook. Lorsqu’ils ont vu l’annonce du concours, ils ont décidé de tenter leur chance. Il explique :

« J’accompagne un web comédien qui publie régulièrement des photos sur Facebook. Lorsque nous avons vu l’annonce du concours, nous nous sommes dit : pourquoi pas ? D’autant plus que nous avons déjà une certaine expérience dans la photographie. »

Depuis son installation à Bobo-Dioulasso en 2026, il était fasciné par la gare ferroviaire de la ville et l’univers de la SITARAIL. Le concours lui a permis de visiter ce lieu en tant que touriste puis photographe. Il confie :

« J’aimais tellement la gare de train, mais je n’y avais pas totalement accès. Cette initiative a été pour moi l’occasion de la visiter d’abord comme touriste, ensuite comme photographe. »

Son cliché a convaincu le jury parmi 80 photographies soumises. Les membres du jury ont salué la qualité technique, l’originalité et la créativité des œuvres. La deuxième place a surpris le lauréat lui-même. Il déclare :

« Je suis heureux de voir que ma photo fait partie des meilleures parmi celles exposées ici à Samendéni. C’est vrai que la photographie n’est pas mon domaine de prédilection, mais on dit qu’il y a un début à toute chose. C’est peut-être le début d’une aventure dans ce métier. »

Cette distinction montre que l’œil du photographe compte davantage que le matériel. Le smartphone ne remplace pas les compétences techniques des professionnels. Les progrès technologiques permettent toutefois à de nombreux créateurs de produire des images de grande qualité. Pour Éric Ouédraogo, cette récompense est une invitation à valoriser le patrimoine du Burkina Faso. Il conclut :

« Le Burkina Faso est notre mère patrie et c’est à nous de la valoriser. »

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