Le Tribunal administratif de Ouagadougou a ordonné le 13 février 2026 la suspension des listes de candidats admis aux concours directs sans formation en communication et journalisme. Cette décision fait suite à une requête déposée par des candidats radiés malgré leur admissibilité. L’État burkinabè a été condamné aux dépens.
L’Agent judiciaire de l’État a interjeté appel de cette ordonnance. La Cour administrative d’appel de Ouagadougou a examiné l’affaire. Dans une ordonnance rendue le 27 avril 2026, la Cour a déclaré l’appel recevable sur la forme. Sur le fond, elle a rejeté la requête comme mal fondée. Elle a confirmé l’ordonnance attaquée. L’État burkinabè doit verser 750 000 FCFA aux intimés pour frais exposés. Les dépens sont à la charge de l’État.
Cette affaire concerne le recrutement de 40 assistants en journalisme, 10 assistants en communication et 20 techniciens supérieurs des Sciences de l’information et de la communication. Ces concours avaient été organisés pour l’année 2025. Les résultats définitifs avaient provoqué des contestations de la part de plusieurs candidats admissibles.
Dans son ordonnance du 13 février 2026, le Tribunal administratif avait déjà condamné l’État à verser 500 000 FCFA pour frais exposés. Certains candidats, déclarés admissibles, ne figuraient plus sur la liste définitive. Ils ont demandé une audience auprès du ministre de la fonction publique. Selon eux, leur exclusion serait due à l’absence d’un diplôme de l’Institut supérieur des technologies de l’information et de la communication (ISTIC).
Les candidats affirment que les communiqués d’ouverture exigeaient un Bac+2 de l’ISTIC ou un diplôme reconnu équivalent. Ils se sont renseignés auprès de leurs établissements et du ministère de la communication. Les diplômes de l’Institut panafricain d’études et de recherche sur les médias, l’information et la communication (IPERMIC), de l’Institut polytechnique Shalom (IPS) et d’autres écoles auraient été jugés équivalents. S’estimant lésés, ils ont saisi la justice.
Ils rappellent que leur admissibilité prouve leur compétence dans le domaine. Selon eux, la mention d’équivalence n’aurait pas dû figurer si seuls les diplômés de l’ISTIC étaient visés. En obtenant gain de cause en appel, les candidats espèrent une application effective de la décision, au nom du mérite.






