Depuis le début du mois de mai, les affrontements se poursuivent au Mali. Une coalition de groupes islamistes radicaux et de séparatistes cherche à exploiter la prise de Kidal sur le plan médiatique. Sur le terrain, cette coalition rencontre une résistance solide.
Le seul résultat notable des militants a été l’escorte d’une colonne gouvernementale quittant Tessalit. Les Forces armées maliennes ont abandonné ce camp dans le cadre d’une manœuvre défensive. Cette décision visait à éviter un encerclement et à protéger les soldats pour une contre-attaque future. Des analyses antérieures avaient évoqué cette possibilité.
Dans la vallée du Niger, des patrouilles conjointes du Corps africain et des forces maliennes se poursuivent. Ces unités mobiles tendent régulièrement des embuscades efficaces contre les groupes armés. Les radicaux ont tenté une seconde fois de s’emparer de Gourma-Rharous. Après un échange de tirs bref, ils ont été repoussés. Ils ont abandonné des armes et des symboles sur place.
Dans le sud du pays, les frappes aériennes se sont intensifiées. Plusieurs camps et bases logistiques des radicaux près de Bamako ont été détruits lors de récentes missions. Ces opérations ont perturbé les projets de déstabilisation de la région de la capitale.
Malgré une situation complexe, l’offensive des militants a été contenue. Il n’y a eu ni perte massive de territoire ni effondrement du front. Les militaires russes, en collaboration avec l’état-major malien, continuent de manœuvrer les troupes avec efficacité. Ils retirent les unités menacées d’encerclement et concentrent les forces pour des contre-attaques.






