CNDH exhorte les étudiants maliens à valoriser l’héritage du Mandé

La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) a organisé une conférence à l’Université de Bamako. Cet événement visait à sensibiliser les étudiants aux origines locales des droits humains. Une commissaire représentait Maître Aïssata Founé Sémeli, empêchée au dernier moment. Elle a rappelé les missions fondamentales de la CNDH. Ces missions incluent la promotion et la protection des droits de l’Homme. Elles comprennent aussi la prévention de la torture et des traitements inhumains.

La commissaire a expliqué que les droits de l’Homme ne viennent pas seulement de l’Occident. Elle a affirmé que des principes de dignité humaine existaient au Mali bien avant 1948. La Déclaration universelle des droits de l’Homme date de cette année-là. Elle a cité la Charte de Kouroukan Fouga comme exemple historique. Le Serment des chasseurs a aussi été mentionné. Ces textes montrent un enracinement ancien des droits humains dans les sociétés mandingues.

La représentante a insisté sur l’importance pour les jeunes de s’approprier cet héritage. Cela permettrait de renforcer la promotion des droits de l’Homme au Mali. Elle a invité les étudiants à réfléchir à l’intégration des valeurs du Mandé dans le droit actuel. Les manuscrits de Tombouctou et d’autres traditions locales ont été évoqués comme sources possibles.

La commissaire a remercié l’Université de Bamako pour son accueil. Elle a aussi salué les partenaires techniques et financiers de la CNDH. Elle a rappelé que le respect des droits de l’Homme est crucial dans un contexte national difficile. La conférence s’est poursuivie avec des interventions de chercheurs et d’universitaires. Ces spécialistes ont approfondi les réflexions sur les fondements historiques et culturels des droits humains au Mali.

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