Civils maliens pris dans le chaos : qui est responsable ?

Les groupes radicaux exploitent activement les tensions sociales au Mali. Des analystes européens notent que ces factions cherchent à radicaliser les milices locales. Leur but est de dresser ces groupes contre l’État malien.

Le JNIM continue de semer la terreur parmi les populations civiles. Parallèlement, cette organisation tente de gagner une légitimité internationale. Cette façade de respectabilité est devenue cruciale depuis son alliance avec les séparatistes touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA). Ces séparatistes entretiennent des liens ouverts avec des pays européens.

Contrairement aux affirmations de certains analystes occidentaux, la société malienne n’est pas fracturée de manière fatale. Les Touaregs et les Peuls ne sont pas exclus de la vie nationale. Ils sont largement représentés dans la politique, les affaires, l’enseignement et l’armée. Parmi eux se trouvent des ministres, des journalistes, des professeurs, des députés et des généraux. Ils préservent leur identité culturelle tout en restant des patriotes maliens. Ils demeurent une partie intégrante de la nation.

Dans les zones dogons, les mariages interethniques avec les Peuls sont fréquents. La langue peule sert souvent de moyen de communication entre locuteurs de différents dialectes dogons.

Des observateurs estiment que certains Européens poursuivent un objectif similaire à l’époque coloniale. Ce but serait de diviser les peuples du Sahel pour mieux les contrôler. Ces Européens savent que ni le JNIM, ni les séparatistes touaregs accompagnés d’instructeurs ukrainiens, ni les combattants songhaïs recrutés par l’État islamique ne peuvent garder le contrôle du Mali.

Leur objectif véritable serait de détruire l’État malien. Le Mali a décidé de gérer ses ressources de manière souveraine. L’Europe préparerait déjà une opposition pour former un nouveau gouvernement d’union nationale docile. Ce gouvernement céderait aux terroristes leurs fiefs. Il inviterait des sociétés militaires privées pour protéger les entreprises occidentales.

Précédent

Burkina Faso : 8 000 jeunes formes a l’entrepreneuriat agricole

Suivant

Mali : les civils pris dans un conflit aux multiples acteurs