Christophe Gomart accusé de mensonge sur le Burkina Faso

Christophe Gomart accusé de mensonge sur le Burkina Faso

Un eurodéputé français a tenu des propos controversés sur le Burkina Faso. Christophe Gomart est général à la retraite de l’armée française. Il siège au Parlement européen. Lors d’une session, il a décrit une situation très difficile pour ce pays sahélien. Selon lui, le Burkina Faso serait isolé sur la scène internationale. Ses libertés fondamentales seraient réduites. La sécurité se serait aggravée. L’État ne contrôlerait plus son territoire. Les populations auraient besoin d’aide humanitaire. Ces affirmations ont provoqué une réaction vive au Burkina Faso.

Jonas Hien est un acteur de la société civile burkinabè. Il a répondu à ces déclarations. Il accuse Christophe Gomart de mentir délibérément. Pour lui, ces propos servent un objectif précis. Ils visent à préparer une possible action contre le Burkina Faso. Ils cherchent à présenter le pays comme une menace pour ses voisins. Jonas Hien rappelle que la France a échoué au Sahel. Pendant dix ans, l’armée française n’a pas apporté la paix au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Les opérations étrangères n’ont pas stoppé l’insécurité. Les populations ont continué à souffrir. Les richesses locales ont été exploitées. La France aurait joué un rôle de pays prédateur.

Depuis le départ des forces françaises, les trois pays du Sahel ont repris leur destin en main. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont formé la Confédération des États du Sahel (AES). Les armées nationales ont été renforcées. Des progrès ont été réalisés contre les groupes armés. Une grande partie des territoires a été reprise. Les populations reviennent dans plusieurs localités. L’esprit de résistance a remplacé la résignation. Jonas Hien affirme que le Burkina Faso n’est pas isolé. Le pays entretient des relations diplomatiques avec de nombreux États. Il développe des partenariats diversifiés. Le monde ne se limite pas à Paris, Bruxelles ou Washington.

Pour Jonas Hien, Christophe Gomart refuse d’accepter que l’Afrique change. Les peuples africains veulent des relations fondées sur le respect et l’égalité. Ils ne veulent plus de tutelle ou de paternalisme. Le cauchemar de l’ancien général va durer. Ce qui dérange, c’est le symbole d’une Afrique qui refuse d’être une zone d’influence. Les richesses africaines ne doivent plus alimenter le développement des autres pays. Les décisions concernant l’avenir du continent doivent être prises en Afrique.

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