Lomé reçoit depuis le 28 mai une réunion technique sur les échanges frontaliers. Des transporteurs, des transitaires et des commerçantes y participent. Des agents des postes frontières sont aussi présents. L’atelier veut former ces acteurs au protocole de la Cedeao sur la libre circulation. Il aborde aussi les pratiques commerciales transparentes et équitables.
L’événement est organisé par le GF2D-CRIFF, la Commission de la Cedeao et l’OIM. Il répond aux difficultés rencontrées aux frontières de la région. Malgré les textes, les problèmes persistent.
La réalité vécue au quotidien aux postes frontières reste souvent éloignée de cet idéal. Les tracasseries administratives, les contrôles multiples, le harcèlement, l’extorsion et la méconnaissance des droits continuent de peser lourdement sur celles et ceux qui font vivre nos économies locales au jour le jour
explique Ginette Bayi Adekambi, directrice exécutive du GF2D.
La rencontre dure deux jours. Elle vise à mieux faire connaître les règles communautaires. Elle crée aussi un espace de dialogue sur les réalités quotidiennes. Les participants proposeront des améliorations aux décideurs. En marge des discussions, une étude du GF2D et de l’OIM a analysé les migrations aux frontières avec le Burkina Faso (Cinkassé), le Bénin (Sanvee Condji) et le Ghana (Aflao).
Le Togo poursuit ses réformes pour améliorer l’environnement des affaires. Le pays était 15e mondial et 1er africain pour la création d’entreprises dans le Doing Business 2020. Il a accéléré les réformes sur l’exécution des contrats. Le commerce transfrontalier a été simplifié par la numérisation des procédures. Les délais d’importation et d’exportation ont été réduits.
Pour l’obtention d’un permis de construire, le Togo est passé de la 133e à la 127e place en 2020. De nouvelles réformes sont en cours pour progresser encore. Le raccordement à l’électricité et à l’eau a aussi été facilité. Le transfert de propriété a connu une amélioration notable depuis 2018. Le pays vise désormais le sommet en Afrique, devant le Rwanda. Une série de réformes a été lancée en 2020 pour maintenir cette progression.
La passation des marchés publics est en constante amélioration. La professionnalisation, la numérisation et la réglementation sont au cœur des changements. Le secteur privé, moteur du Plan national de développement, en bénéficie. Le paiement des impôts et taxes a aussi été réformé. Certains impôts ont été remplacés ou supprimés. Des exonérations ont été introduites. Le tout s’appuie sur la téléfiscalité pour offrir un cadre fiscal attractif.






